Résilience

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Titre : Résilience

Auteur : Julia M. Tean

Editeur : Rebelle

Prix :  12.90 €

Nombre de pages : 147

Quatrième de couverture : Pour ses dix-neuf ans, Vincent s’est offert un parricide. Il a tué son bourreau. Mais peut-on vraiment se libérer de l’emprise du Mal ? Peut-on se reconstruire après avoir subi le pire ? Incarcéré, Vincent doit affronter ses démons, apprendre à se connaître et s’accepter… pour atteindre la délivrance, sa résilience.

Mon passage préféré :

Il les lève sur Yassir et fait la moue. Il est beau son Algérien avec son sourire rayonnant. Ca lui fait tout drôle dans la poitrine. Son coeur ne bat plus de façon ordinaire. Il ne la fait plus souffrir. Au contraire, chaque pulsation l’emplit d’allégresse.

Mon avis : Il y a quelques années, j’ai eu la chance de rencontrer Julia M. Tean dans un salon du livre (Colmar ou Saint-Louis, ma mémoire me joue des tours). A l’époque, je lorgnais sur sa saga Angela et j’ai acheté le premier tome qu’elle m’a joliment dédicacé. Sauf que je ne l’ai pas encore ouvert. Honte à moi. Quand j’ai découvert les titres des différents challenges Livraddict de cette année, j’ai été ravie de l’y retrouver. A deux reprises ! De plus, la responsable de la bibliothèque où je travaille a récemment découvert cette auteur et bien qu’elle n’ai pas accroché à son style, j’ai trouvé que cela faisait trop de coïncidences pour laisser passer, une fois encore, l’occasion de me plonger dans un des ses romans. Et surtout, Julia M. Tean est alsacienne #RPZ. J’ai donc choisi Résilience qui fait partie du Big Challenge et du Baby Challenge Thriller Livraddict. J’avoue avoir hésité avant de sélectionner cette histoire parce que les sujets abordés ne m’attirent pas du tout d’habitude. Mais la couverture est magnifique, l’univers de l’auteur m’intriguait et le nombre de pages a fini de me convaincre. Le prologue donne le ton. D’entrée, on se sent absorbé dans un déferlement inouï de violence. Vincent vient de tuer son père et son corps brûle dans une fosse, la fumée rance du corps de Frank  l’enveloppant. Les chapitres s’enchaînent dans une alternance d’époques. On navigue entre le présent – l’interrogatoire de Vincent, son arrivée en prison, ses relations avec son codétenu – et le passé – les coups et les humiliations de Frank, les attaques contre les homosexuels et les étrangers pour contenter le père, le premier amour. Les personnages sont tous très réalistes. On les apprécie, on les déteste, on aimerait les prendre dans nos bras ou les envoyer en enfer. Les supplices subis par Vincent sont tout bonnement innommables. J’ai été dégoûtée plus d’une fois, y compris par Vincent lui-même. En fait, il m’a fallu terminer ma lecture pour éprouver de la compassion pour le personnage principal. J’ai eu besoin de prendre du recul pour le comprendre. Je ne peux pas dire que j’ai passé un bon moment avec ce livre. Les thématiques proposées par l’auteur sont bien trop sombres pour cela. Mais j’ai finalement apprécié découvrir cette histoire et le style particulier de Julia M. Tean. Ses phrases courtes donnent énormément de rythme au récit et les chapitres défilent très fluidement à une vitesse folle. La couverture illustre parfaitement l’histoire de Vincent. L’ourson en peluche représentant l’enfance est au sol, négligé, son nœud arborant les couleurs de l’arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBT. Une couverture intelligente pour un livre dur mais nécessaire à l’auteur pour faire passer son message. Message poignant inscrit noir sur blanc en fin d’ouvrage.

Note : 15/20

Ce livre en un mot : Dur

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Le chardon et le tartan, tome 1

Titre : Le chardon et le tartan, tome 1

Auteur : Diana Gabaldon

Editeur : Presses de la cité

Prix :  20.50 €

Nombre de pages : 647

Quatrième de couverture : Ancienne infirmière de l’armée britannique, Claire Beauchamp-Randall passe des vacances tranquilles en Ecosse où elle s’efforce d’oublier les horreurs de la Seconde Guerre mondiale auprès de son mari, tout juste rentré du front… Au cours d’une promenade sur la lande, elle est attirée par d’étranges cérémonies qui se déroulent près d’un menhir. Elle s’en approche et c’est alors que l’incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743. L’Ecosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l’occupant anglais et préparent la venu de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d’intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l’aventure et les périls, l’amour et la passion. Jusqu’au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu’elle aura découvert et le bonheur qu’elle a connu et qui, désormais, lui paraît si lointain…

Mon passage préféré :

– Ne t’inquiète pas, disait-il. Tu apprendras. Ce n’est pas facile quand ta petite queue ne dépasse pas ton nombril.

Je passai ma tête dans l’angle et le découvris assis sur une souche en pleine conversation avec son homonyme. Ce dernier se débattait virilement avec les plis de son petit sarrau.

– Qu’est-ce que tu fais à cet enfant ? demandai-je, intriguée.

– Je lui apprends l’art difficile de ne pas se pisser sur ses souliers. C’est la moindre des choses de la part d’un oncle.

Mon avis : Le chardon et le tartan est le premier tome d’une série écrite par Diana Gabaldon et dont le titre d’ensemble en anglais est Outlander. Si ce nom ne vous est pas inconnu, c’est probablement parce que depuis 2014, cette série a été adaptée pour le petit écran et diffusée sur la chaîne anglais Starz et qu’elle est fidèlement suivi par plusieurs millions de téléspectateurs, dont ma BFF. Qui me harcèle depuis 2014 pour que je la regarde. Diane, si tu passes par ici, tes prières ont été finalement entendues. Bien que je ne sois pas particulièrement friande de voyages dans le temps, je rêve de visiter un jour l’Ecosse. Et si j’ai enfin pris le temps de découvrir cette saga, c’est parce qu’elle est citée dans plusieurs challenges Livraddict que je suis. C’était l’occasion ou jamais et je n’avais plus vraiment d’excuses pour ne pas m’y atteler. Et je me suis dit que si jamais je n’accrochais pas, je pouvais toujours abandonner ma lecture. Ce que, au final, je n’aurais fait pour rien au monde. Je viens juste de terminer ce premier tome et j’ai hâte de découvrir ce que donne cette histoire filmée. J’avais tellement de mal à lâcher mon roman pour aller travailler ou dormir. J’avais l’impression de ne pas tourner les pages assez vite et pourtant, à chaque paragraphe, j’espérai que l’histoire ne s’arrête jamais. Dès les premières pages, j’ai adoré le personnage de Claire. Elle est intelligente, drôle, indépendante et n’a pas peur de dire ce qu’elle pense. Quant à Jamie, disons qu’il n’a pas réussi à déloger Darcy de sa place dans mon coeur, mais qu’il ne me laisse pas insensible. Son côté homme de Cromagnon qui ne me plaît pas du tout est largement pardonné quand son charme naïf, tendre et sauvage à la fois apparaît. Il est loin d’être parfait, mais aucun homme ne l’est. Et il est loin d’être le pire. En parlant du loup, Jonathan Randall est l’un des personnages les plus antipathiques qu’il m’ait été donné de croiser dans mes aventures littéraires. Et pourtant, mes références sont pleines de Comte Olaf, Lord Voldemort et autres Sauron… Diana Gabaldon a réussi à m’entraîner à sa suite dans les Highlands et je ne demande qu’à les découvrir de mes propres yeux. Sa plume est parfaite. Elle parvient à m’enchanter grâce à ses descriptions des paysages, des habitations et des personnages autant qu’elle arrive à me faire frissonner par le suspense, l’horreur et l’érotisme de certaines scènes. L’auteur semble s’être largement documentée pour nous offrir une histoire la plus réaliste possible. C’est très appréciable. Il n’y a qu’une chose qui m’ait dérangée. Le récit est à la première personne et on avance donc en même temps que Claire. On lit ce qu’elle voit, ce qu’elle pense, ce qu’elle entend. Quand elle surprend la conversation entre Colum et Dougal, l’identité de la personne dont ils parlaient avec tant de véhémence était pour moi une évidence. Le fait que Claire n’ait pas compris m’a paru totalement absurde étant donné que tous les éléments dont je disposais pour deviner moi-même venaient d’elle. J’ai adoré découvrir ce pan de l’Histoire que j’ignorais complètement, n’ayant jamais été très attentive dans cette matière à l’école. Je suppose que si mes professeurs avaient réussi à me la rendre aussi intéressante que Diana Gabaldon, j’aurais eu d’excellentes notes tout au long de ma scolarité.

Note : 20/20

Ce livre en un mot : Incroyable

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L’épouvantable encyclopédie des fantômes

Titre : L’épouvantable encyclopédie des fantômes

Auteur : Pierre Dubois

Editeur : Glénat

Prix :  39 €

Nombre de pages : 216

Quatrième de couverture : Dans les combles de l’au-delà, voyez-vous, quand les ombres s’abandonnent, les douze coups de minuit enfantent des chimères… Les fantômes parlent peu, mais ils se font comprendre… Il suffit d’être à l’écoute, de s’abandonner à leur rencontre, de recueillir les signes. C’est un état d’esprits.

Mon passage préféré : 

Un signe de croix, deux-trois petits mots de baptême, ça ne coûte rien, ça ne se refuse pas, même si on pense avec raison qu’une religion capable de condamner un jeune innocent à un tel enfer pour la simple raison qu’il n’est pas baptisé pue le relent d’Inquisition à plein nez.

 

Mon avis : COUP DE COEUR !!! Une pure merveille ! J’ai adoré découvrir toutes ces histoires de fantômes. La plume de Pierre Dubois est exceptionnelle. Poétique, émouvante, drôle, effrayante… Tout ce que j’aime. Quant aux illustrations de Carine-M et Elian Black’ Mor, elles sont incroyables. Même mon Monsieur les a trouvées splendides. C’est dire à quel point elles sont parfaites. On plonge avec délice et effroi dans ce recueil écrit à la façon d’un journal. Si les histoires sont relativement courtes et qu’on peut donc aisément opter pour une lecture hachée de cet ouvrage, on ne peut réellement le lâcher avant de l’avoir terminé. Les récits de fantômes sont entrecoupés d’explications détaillées quant à leurs origines, de citations d’œuvres diverses et de multiples témoignages. Les titres choisis pour chaque chapitre sont très bien pensés, de même que les introductions et les intitulés de chacune des histoires. J’ai été particulièrement sensible au petit chat noir qui se balade au fil des pages avec son parapluie. Les illustrations en couleurs n’ont rien à envier à celles en noir et blanc et chaque tableau est un enchantement. J’avais commencé ce livre il y a plusieurs mois sans avoir eu le temps d’aller jusqu’au bout. C’est maintenant chose faite et j’en suis ravie. Je vais l’ajouter à ma wishlist pour pouvoir m’y engouffrer à nouveau à loisir. J’ai hâte d’avoir l’occasion de découvrir L’effroyable encyclopédie des revenants, du même auteur et avec les mêmes illustrateurs.

Note : 20/20

Ce livre en un mot : Sublime

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Harry Potter et la Chambre des Secrets

Titre : Harry Potter et la chambre des secrets

Auteur : J. K. Rowling

Editeur : Gallimard

Prix :  39.90 €

Nombre de pages : 259

Quatrième de couverture : Lorsque Dobby, un elfe de maison, surgit à Privet Drive pour demander à Harry Potter de ne plus aller à Poudlard, le jeune sorcier soupçonne son ennemi juré Drago Malefoy d’être derrière tout cela. Mais de retour à l’école, un sinistre avertissement trouvé sur les murs fait écho aux prédictions de Dobby : de terribles événements sont sur le point de se produire ! En cette deuxième année à Poudlard, Harry va rencontrer d’extraordinaires créatures, trouver un journal intime ensorcelé et découvrir le passé trouble de Hagrid. Tout cela le conduira, avec Ron et Hermione, au coeur de la Chambre des Secrets.

Mon passage préféré : 

Ses yeux sont verts comme un crapaud frais du matin

Ses cheveux noirs comme un corbeau, il est divin

C’est mon héros et c’est mon roi

Je voudrais tant qu’il soit à moi

Celui qui a combattu et vaincu

Le Seigneur des Ténèbres à mains nues.

 

Mon avis : Je crois que de tous les tomes de la saga, La Chambre des Secrets est celui que j’aime le moins. Je ne tiens pas compte de L’enfant maudit. Les illustrations sublimes de Jim Kay m’ont réconciliée avec cet épisode. Ma relecture m’a permis de me souvenir de détails que j’avais totalement oubliés. Je pense notamment aux Cupidons de la Saint Valentin. C’est pour cette raison que j’ai choisi le poème de Ginny comme passage préféré. Paradoxalement, même s’il faut plus de temps pour lire le livre qu’il n’en faut pour regarder le film, je trouve que tout se déroule bien plus vite à l’écrit. L’affrontement entre Harry et le basilic ne dure que quelques paragraphes. Comme je l’ai précisé dans mon article sur L’école des sorciers, je n’ai jamais pris le temps de relire les tomes suivants. Et je le regrette profondément. D’un autre côté, c’est comme si je découvrais certains passages de l’histoire pour la première fois et c’est un réel enchantement. L’esquisse d’Hermione en page 113 est incroyable. La voiture volante, le Terrier, les gnomes de jardin… tout est parfait. Le Prisonnier d’Azkaban est mon tome préféré. J’ai hâte de découvrir ce à quoi ressembleront Sirius et Remus sous les crayons et les pinceaux de Jim Kay. Long Leave the Rowling Queen !

Note : 20/20

Ce livre en un mot : Magique

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Le syndrome de la vitre étoilée

Titre : Le syndrome de la vitre étoilée

Auteur : Sophie Adriansen

Editeur : Fleuve

Prix :  19.50 €

Nombre de pages : 352

Quatrième de couverture : Un garçon, une fille, dix ans de vie commune. De cette équation parfaite naît le désir d’enfant. Puis les difficultés arrivent. Le désir se transforme. Le garçon et la fille aussi. Un couple sur cinq connaît des difficultés pour avoir un enfant. Derrière cette proportion, combien d’autres statistiques ? De formules intrusives ? De conseils « bienveillants » ? De boîtes de tampons ? De pieds dans les étriers ? D’amis auxquels on ment ? De bouteilles éclusées ? Combien de pensées magiques pour conjurer le sort et cette foutue proportion ? Voilà des questions – des obsessions – que la narratrice de ce roman tente d’éclairer sous un jour nouveau en découpant sa pensée comme on range la commode de son adolescence. Ce qui démarrait comme un chemin de croix frappe par sa lucidité, sa drôlerie, sa cruauté et prend la forme du journal rétroéclairé d’une jeune femme qui découvre le pouvoir d’être libre.

Mon passage préféré :

La vitre étoilée, c’est celle du flipper qui, sous les coups des joueurs frustrés d’avoir laissé échapper la bille, se brise sans se disloquer. Les fissures lui confèrent un aspect céleste.

C’est quand tout est brisé à l’intérieur alors qu’à l’extérieur tout semble tenir. On peut même trouver ça joli.

Après, généralement, ça fait tilt.

Mon avis : Je me suis tellement bien mise dans la peau de Stéphanie que j’ai senti les larmes me monter aux yeux plusieurs fois. Le format choisi par l’auteur est génial. Il s’agit de séquences très courtes, soit des flash-back, soit des citations, soit des explications plus ou moins scientifiques. Tout s’enchaîne très vite et est rapidement lu. On est Stéphanie. On sait ce qu’elle pense et ce qu’elle aimerait hurler au monde alors qu’elle conserve un sourire de façade en toute circonstance. J’ai eu plusieurs fois envie de donner des baffes à ses « amies » si vantardes. L’auteur a choisi de nous raconter une histoire « vraie », sans fioritures et sans mensonges. Ici, pas de « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». C’est la vraie vie. Celle qui fait mal quand on s’y cogne trop fort. Celle où on culpabilise et ou on fait culpabiliser l’autre. Mais c’est tellement criant de réalité que bien qu’on ne puisse s’empêcher de compatir au malheur de Stéphanie, on n’aurait pas souhaité que l’histoire se déroule autrement. Je n’étais pas loin du coup de coeur, cette fois.

Note : 17/20

Ce livre en un mot : Emouvant

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Fille d’Avalon, tome 3 : Envoûtant murmure

Titre : Fille d’Avalon, tome 3 : Envoûtant murmure

Auteur : Jenna Black

Editeur : J’ai Lu

Prix :  8.90 €

Nombre de pages : 381

Quatrième de couverture : Lorsque Dana est invitée en Faerie pour être présenter à la Cour Seelie, la décision ne sera pas facile. Tout le monde sait que la Reine Titania veut la voir morte. Mais Titania jure ne pas être l’instigatrice des menaces de mort. Le voyage à travers Faerie sera long et bien dangereux…

Mon passage préféré : 

– Des tas de gens plus importants que nous attendent de vous saluer, reprit mon père en resserrant son bras autour de mes épaules. Nous ne voudrions pas monopoliser votre attention.

Ce que j’entendis – et à en juger par la tête qu’il faisait, Henri également – était plus proche de : « Bouge de là. » L’espace d’un instant, je crus que le prince allait perdre son sang-froid et se montrer ouvertement agressif, mais il prit sur lui.

Mon avis : Attention ! Cette chronique étant négative, elle est également pleine de spoilers ! Quelle déception ! Pour l’ensemble de la saga, finalement. L’univers me plaisait bien et plusieurs personnages aussi. Mais je termine cette saga avec une multitude de questions restées sans réponse. Et comme si il n’était pas évident qu’il nous manque plusieurs informations pour être pleinement satisfaits, l’auteur a le culot de présenter chacun de ces points oubliés dans l’épilogue. Qu’en est-il de Mab, la reine de la Cour des Ténèbres qu’on a jamais vu. Ni elle, ni son royaume, d’ailleurs. Quel avenir pour la relation qu’entretient Dana avec sa mère ? Quelle est la véritable natute de l’Elferoi ? Comment est-il encore possible de sauver Elizabeth de ses griffes ? Et surtout, comment l’héroïne peut-elle continuer à vivre avec une menace constante de mort imminente ? Ce dernier tome, c’est n’importe quoi. Tout simplement. Je ne peux pas concevoir que Arawn ait brisé le pacte qui l’unissait à Dana dans l’espoir d’obtenir les pouvoirs d’Elizabeth à la place. Même si elle lui permettrait de Chasser dans le monde des mortels, ses capacités sont tellement insignifiantes comparées à celles de Dana. Et qu’il lui laisse sa marque au cas où elle aurait besoin de sa protection, ça fait tellement « petit chien à sa mémère ». Je suis dégoûtée. J’attendais plus de cette histoire. Elle n’est absolument pas aboutie. C’est comme si l’auteur avait écrit chacune des idées qui lui passaient par la tête sans se soucier de donner plus d’explications au lecteur. Tout ceci manque cruellement de profondeur. Et c’est tellement dommage parce que mine de rien, on s’attache aux personnages et à l’univers. En gros, bien essayé. Mais ça ne marche pas.

Note : 10/20

Ce livre en un mot : Décevant

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Fille d’Avalon, tome 2 : La Chasse Infernale

Titre : Fille d’Avalon, tome 2 : La Chasse Infernale

Auteur : Jenna Black

Editeur : J’ai Lu

Prix : 8.90 €

Nombre de pages : 286

 Quatrième de couverture : Non contente d’être contrainte de me terrer dans un bunker avec pour seule compagnie mon garde du corps taciturne, j’ai été ravie d’apprendre que l’Elferoi et sa horde de Chasseurs terrifiants étaient susceptibles de s’intéresser à ma petite personne. Doué d’un instinct meurtrier et de pouvoirs immortels, cet être a toujours été le cauchemar d’Avalon et de la Faëry. Il est maintenant devenu le mien…

Mon passage préféré : 

Il décrocha à la première sonnerie, comme s’il avait été assis à côté du téléphone, prévoyant mon appel. C’était peut-être le cas. Je ne connaissais pas grand-chose de ses pouvoirs en dehors du fait que si on lui coupait la tête, il était capable de la ramasser et de la remettre sur ses épaules.

Mon avis : Si l’histoire est toujours aussi agréable à découvrir, je suis terriblement déçue par le changement de style. Pourtant, c’est la même auteur et la même traductrice. On est passé à un nombre de grossièretés élevé alors qu’il n’y en avait presque aucune dans le premier épisode. De plus, si l’aspect sensuel et la sexualité était abordés dans Derrière le voile, il n’est presque question que de cela ici. Cette nouveauté ne me gène pas en tant que telle. Ce qui m’énerve légèrement, c’est que cela arrive tout à coup et que le sujet est omniprésent dans ce tome. On passe d’une lecture accessible aux ados à partir de 14 ans à un roman interdit aux moins de 16. J’ai malgré tout apprécié La Chasse Infernale, principalement grâce au personnage de l’Elferoi. Tant de puissance et de charisme, ça a de quoi chambouler n’importe qui. Même s’il est particulièrement maléfique. Si je n’étais pas préparée à cette vague déferlante de désir et de violence, elle ne m’a pas laissée de marbre et j’ai trouvé un nouveau souffle aux aventures de Dana. Je lirai le dernier tome de cette trilogie avec plaisir, dans la mesure où je sais que je ne dois rien attendre de particulier dans la forme du récit.

Note : 13/20

Ce livre en un mot : Moyen

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