La carrière du mal

Titre : La carrière du mal

Auteur : Robert Galbraith – aka J. K. Rowling

Editeur : Grasset

Prix : 21.50 €

Nombre de pages : 608

 Quatrième de couverture : En arrivant au bureau un matin, Robin Ellacott trouve un colis, qu’elle ouvre sans se douter de la vision d’horreur qui l’attend : à l’intérieur, la jambe tranchée d’une femme. Qui est la victime ? Qui est l’expéditeur de ce courrier macabre ? Et pourquoi l’a-t-il adressé personnellement à Robin ? Bouleversée, la jeune femme s’en remet à son patron, le détective privé Cormoran Strike, lequel voit alors ressurgir des fantômes de son propre passé. Quatre noms lui viennent aussitôt à l’esprit. Quatre individus capables, il le sait, des pires atrocités. Persuadés que la police fait fausse route, Strike et Robin vont se lancer dans une enquête périlleuse, traquant un tueur psychopathe et fétichiste aux motivations insoupçonnables… La Carrière du mal, troisième volet des aventures du détective Cormoran Strike et de son assistante Robin, est un roman noir d’un réalisme saisissant, qui nous plonge dans les ténèbres des perversions les plus troublantes. Mais c’est aussi un roman d’une densité psychologique rare, mettant en scène un homme et une femme arrivés à la croisée des chemins. Car pour Strike et Robin, l’heure du choix, dans leur vie privée comme professionnelle, a sonné.

Mon passage préféré : 

 » A vouloir jouer les Don Quichotte, j’ai tout fait capoter. Il l’a entraînée dans sa chute et elle s’est cogné la tête sur le sol en ciment. Ce que je ne pige pas, ajouta-t-il après un temps de réflexion, c’est sa réaction à elle. Je lui ai donné une chance de fuir cette vie, je lui aurais trouvé un refuge, j’aurais veillé à ce que sa situation s’améliore. Vous pouvez me dire pourquoi elle est revenue vers lui ? Pourquoi les femmes agissent-elles ainsi ? »

Robin hésita un court instant durant lequel Strike réalisa que ce discours pouvait aussi s’appliquer à elle.

« Je suppose », commença-t-elle en même temps que Strike disait : « Je ne voulais pas… »

Ils se turent.

« Désolé, continuez, dit Strike.

– J’allais dire que les victimes s’accrochent à leur tortionnaire. On leur a tellement retourné le cerveau qu’elles n’imaginent pas d’autre vie possible. »

J’étais cette autre vie possible, il suffisait d’ouvrir les yeux !

Mon avis : Ce que j’aime particulièrement avec cette saga, c’est que l’auteur nous fait tourner en rond pendant plus de 500 pages avant de nous révéler enfin l’identité du coupable. Strike et Robin se plantent à plusieurs reprises mais c’est seulement au moment des dernières révélations qu’on comprend que chacun de leurs échecs les rapprochait un peu plus de la vérité. Au fur et à mesure que l’histoire se déroule, on aime se dire que « C’est sûr, c’est lui qui a fait le coup ». Et finalement, « Ah ben non… Quoi que… ». C’est là que réside le talent de Robert Galbraith. Entre autres choses. Même si le coupable ne m’a pas déçue, j’aurais préféré voir un autre homme derrière les barreaux. J’ai vraiment adoré l’incursion dans la vie privée du privé et de sa collaboratrice. Les flashbacks étaient nombreux et les révélations sur leurs passés respectifs nous permettent de nous attacher plus encore à eux, si c’est possible, et de mieux les comprendre. Le style de l’auteur est tellement réaliste qu’on a l’impression de faire partie de l’entourage des personnages. On pourrait presque les entendre passer sous nos fenêtres, même en n’habitant pas à Londres. Jusqu’à présent, mon personnage favori reste Cormoran. Son humour, sa prestance, son intuition, tout me plaît chez lui. Je trouve que Robin s’affirme un peu plus à chaque nouvelle aventure. Je l’apprécie aussi beaucoup. Mais j’ai été terriblement déçue par son choix final. Mon petit coeur de shippeuse a été comblé par le lent déploiement de leurs sentiments l’un pour l’autre. Puis je suis retombée sur Terre. Violemment. Matthew me met hors de moi. C’est le pire des machos avec Robin et dès qu’elle décide de ne plus se laisser marcher sur les pieds, il joue les pauvres martyres. Quel abruti ! J’étais soulagée de voir que l’auteur le laissait sur la touche. J’espère qu’au prochain tome, la rupture entre le couple de héros et le couple d' »amoureux », sera plus radicale. Je n’ai pas pu lâcher La carrière du mal après en avoir lu les premières lignes. Il en avait été de même avec L’appel du coucou et Le ver à soie. Je suis particulièrement impatiente de découvrir la suite des enquêtes de Cormoran Strike. Je viens d’apprendre que sept tomes étaient prévus au total. Le chiffre fétiche de Mme Rowling est plein de promesses…

Note : 20/20

Ce livre en un mot : Fabuleux

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