La cité des livres qui rêvent

Couverture La Cité des Livres qui rêvent

Titre : La cité des livres qui rêvent

Auteur : Walter Moers

Editeur : Panama

Prix :  23 €

Nombre de pages : 455

 

Quatrième de couverture : « Ici commence l’histoire. Elle raconte comment je suis entré en possession du Livre sanglant, comment j’ai atteint l’Orm. Cette histoire n’est pas destinée aux lecteurs au cuir tendre et aux nerfs fragiles – à qui je recommande d’emblée de reposer cet ouvrage. (…) Oui, je parle d’un pays où la lecture peut rendre fou. Où les livres risquent de blesser, d’empoisonner, et même de tuer. Seul celui qui est prêt à accepter le risque de me lire, à mettre sa vie en jeu pour avoir sa part de mon histoire, doit me suivre jusqu’au prochain paragraphe. (…) Mais ne perdons pas plus de temps et entamons notre périple. Car il s’agit bien d’un voyage qui nous mènera à Bouquinbourg, la Cité des livres qui rêvent. » Le récit fantastique, onirique et horrifique d’Hildegunst Taillemythes, jeune dragon et poète qui bravera tous les dangers des catacombes de Bouquinbourg, hantées par le Roi des ombres, pour retrouver l’auteur du manuscrit « parfait ».

Mon passage préféré : 

Je feuilletai.

Page 312. Pas de texte.

Page 330. Pas de texte.

Page 333. Effectivement il y avait de tout petits caractères. Je posai ma main sur le papier, plissai les yeux et m’approchai. Une fraîcheur étrange envahit le bout de mes doigts. Sur cette page et celle qui lui faisait face, la même phrase apparaissait, sans cesse répétée : Vous venez d’être empoisonné.

 

Mon avis : Si la diversité impressionnante des créatures créées par Walter Moers peut paraître confondante, elle n’en est pas moins incroyablement intéressante. On est continuellement à l’affût de nouvelles informations sur ces monstres plus ou moins attachants. Les descriptions sont nombreuses mais très bien écrites et pas du tout assommantes. Les illustrations en noir et blanc sont presque terrifiantes à certains passages. L’ambiance parfois très oppressante et le vocabulaire farfelu laissent à penser que ce roman est plus adapté aux adultes qu’aux enfants. Disons que seuls les plus courageuses de nos chères têtes blondes sauront l’apprécier. Le point de vue du personnage principal est tellement réaliste qu’on en oublierait presque qu’il s’agit d’un dragon. A un moment, j’ai eu l’impression que ma lecture n’en finissait pas. Je me suis finalement rendue compte qu’en réalité, je ressentais les mêmes émotions que le héros. C’était comme si je ne sortirais jamais plus des catacombes. Cette histoire m’a touchée et pas seulement parce qu’elle est une ode aux livres et à toute forme de littérature réelle ou imaginaire. J’ai ri, frissonné, eu les larmes aux yeux. Dès le début, on comprend que le récit est en fait le premier roman d’Hildegunst Taillemythes, après qu’il ait été touché par l’Orm. Je trouve cela plutôt prétentieux de la part de l’auteur étant donné que l’Orm est sensé alimenter les meilleures histoires de tous les temps. Mais après tout, cette quête de la perfection est le but ultime du voyage d’Hildegunst et j’ai pris énormément de plaisir à l’y suivre. Véritable OVNI littéraire, La Cité des Livres qui rêvent s’adresse avant tout aux amoureux des livres qui, bien que réticents au début, refermeront leur roman avec la même émotion que le grand Hildegunst Taillemythes après sa lecture des ouvrages de la bibliothèque de l’Orm.

Note : 17/20

Ce livre en un mot : Inclassable

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