Love Letters to the Dead

Couverture Love Letters to the Dead

Titre : Love letters to the dead

Auteur : Ava Dellaira

Editeur : Michel Lafon

Prix : 16.95 €

Nombre de pages : 318

 

Quatrième de couverture : Tout a commencé par une lettre … Une simple rédaction demandée par un prof : écrire à un disparu. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande sœur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Si elle ne rend jamais son devoir, très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres à Amy Winehouse, Heath Ledger … A ces confidents inattendus, elle raconte sa première année de lycée, sa famille décomposée, ses nouveaux amis, son premier amour. Mais avant d’écrire à la seule disparue qui lui tient vraiment à cœur, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est vraiment passé la nuit où May est décédée.

Mon passage préféré :

En vous écrivant ces lettres à vous tous, j’ai trouvé ma voix. Et en l’ayant trouvée, j’ai aussi trouvé des réponses. Pas dans une lettre. Dans la redécouverte d’une chanson Dans une histoire racontée sur un écran de cinéma. Dans une fleur surgie d’une fissure du trottoir. Dans le bruissement d’ailes d’un papillon. Dans la lune quand elle est presque pleine.

Ces lettres, j’ai conscience de les avoir écrites à des êtres sans adresse ici-bas. Je sais bien que vous êtes morts. Mais je vous entends. Tous, je vous entends : « Nous avons eu une vie. Une vie qui a compté. »

Mon avis : Quand ma mère a découvert le titre de cette nouvelle lecture, elle a gentiment ironisé : « Oh ben dis-donc, c’est gai. » En effet, on peut facilement faire plus amusant comme lecture. Mais si j’ai choisi Love letters to the dead comme sujet de cette chronique, c’était justement pour changer un peu. J’ai toujours aimé lire et, l’écriture et l’imagination étant essentielles à la pratique de cette passion, la forme de ce roman ne pouvait que me plaire. L’histoire de Laurel est absolument tragique. Dès le départ, on sait qu’elle a perdu sa sœur mais les circonstances du décès de May nous restent inconnues. Il a fallu tellement de temps à Laurel pour accepter d’en parler, que je me suis demandée si elle le ferait jamais. J’ai également craint qu’une fois l’affaire totalement dévoilée, l’intérêt de l’histoire soit moins important. Il n’en a rien été. Pendant la majeure partie du livre, j’ai été accrochée par l’envie de découvrir ce qui s’était réellement passé cette nuit-là. Et puis quand j’ai su, je ne pouvais plus quitter Laurel avant d’être certaine qu’elle s’en sortirait. Je vous laisse découvrir si tout est bien qui finit bien … J’ai adoré tous les personnages inventés par Ava Dellaira. Chacun d’entre eux désire être un autre que celui qu’il prétend être. Ils ont tous une part de fragilité qui m’a totalement séduite. Ils sont complexes et on apprend à les cerner en même temps que Laurel. La couverture est magnifique et le synopsis ne dévoile rien de trop. Il n’y a pas de chapitres. On peut alors suspendre sa lecture entre deux lettres de Laurel, mais on y revient très vite. Cette construction donne un excellent rythme au récit et est plutôt réaliste puisqu’on constate que Laurel n’écrit pas tous les jours. J’ai beaucoup aimé la façon dont son personnage évolue. Persuadée que sa sœur était parfaite, elle cherche d’abord à lui ressembler à tout prix. Mais au fur et à mesure qu’avance l’histoire, elle fait ses propres choix et s’affirme un peu plus. Elle commence à vivre pour elle-même. Elle ne vit plus à travers May. Pour autant, cette affirmation de soi sera-t-elle suffisante à la sauver ? Chaque personne à qui Laurel écrit va avoir une influence sur sa propre vie. La jeune fille se renseigne sur les idoles de sa sœur, de sa mère, de ses amis … et réussi toujours à trouver un évènement de leurs vies qui lui permet d’y voir plus clair dans la sienne. Cette influence est vraiment très intéressante et bien amenée. Ou comment les gens peuvent avoir un rôle dans nos vies, même sans qu’on les ai connus, même après qu’ils soient partis … La plume de l’auteur est incroyable. Grâce à elle, j’ai réussi à m’identifier à Laurel qui a pourtant presque 10 ans de moins que moi. Elle lui fait aboutir à des réflexions sur elle-même dignes de celles qu’un adulte pourrait avoir et pourtant, parfois, on revient brutalement à la réalité en se souvenant que Laurel n’est en réalité qu’une enfant. C’est vraiment fascinant et tellement puissant, que j’ai eu l’impression moi aussi, de faire le deuil de May. Ava Dellaira sait choisir les mots qu’il faut. Il m’est absolument impossible de compter le nombre de phrases sublimes piochées au fil des pages. Je crois que c’est la première fois qu’en refermant un livre, je me dis : « Mince, ça ferait un film sublime ! »

 

Note : 18/20

Ce livre en un mot : Bouleversant

 

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8 commentaires pour Love Letters to the Dead

  1. Milo dit :

    J’aimerais bien le tenter ^^

  2. Marion dit :

    Ce livre va tout de suite dans ma PAL, merci d’avoir partagé cette lecture!

  3. Il est dans ma PAL et tu me donnes très envie de le lire, j’avais lu divers avis et j’ai envie de me faire mon propre avis maintenant 🙂 Merci à toi.

  4. Kimysmile dit :

    Il me tarde de le découvrir!

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