L’appel du coucou

Couverture L'appel du coucou

Titre : L’appel du coucou

Auteurs : Robert Galbraith alias J. K. Rowling

Editeur : Grasset

Prix : 21,50 €

Nombre de pages : 576

Quatrième de couverture : Une nuit d’hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire classée. Jusqu’au jour où l’avocat John Bristow, frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike. Strike est au bout du rouleau : ex-lieutenant dans l’armée, il a perdu une jambe en Afghanistan, sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée un naufrage. Aidé par une jeune recrue intérimaire virtuose de l’Internet, Strike est chargé d’enquêter sur la mort de Lula. De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars assaillies par les paparazzi, en passant par un centre de désintoxication et l’hôtel particulier où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manœuvres inspirées par la vengeance. Avec son intrigue haletante et sa galerie de personnages plus vrais que nature, L’Appel du Coucou, premier volet des aventures du détective Strike, s’inscrit dans la tradition du grand roman policier classique illustrée par Ruth Rendell ou P. D. James. Un coup de maître.

Mon passage préféré :

Paradoxalement, les innombrables photos de la beauté surnaturelle de Lula Landry l’avaient presque rendu irréelle aux yeux de Strike. L’omniprésence de son visage, en dépit de la fascination qu’il exerçait, l’avait rendu abstrait, presque générique. Mais à présent, de ces caractères imprimés sur le papier, de ces messages à l’orthographe parfois hasardeuse et semés de plaisanteries et de surnoms affectueux, s’élevait dans le bureau obscur le fantôme de la jeune femme. Ses mails apportèrent à Strike ce que la multitude des photos n’avait pu lui communiquer : la compréhension, charnelle plus que cérébrale, qu’un être humain bien réel et bien vivant, qui avait ri et pleuré, était mort le crâne fracassé dans une rue enneigée de Londres. En tournant les pages du dossier, il avait espéré découvrir l’ombre furtive d’un meurtrier, mais c’était celle de la belle métisse qui en surgissait maintenant, et elle semblait soudain le regarder fixement, comme le faisaient parfois les victimes de crimes à travers les vestiges de leur vie interrompue.

Mon avis : Publié sous un pseudonyme masculin, le secret de l’auteur n’aura pas été gardé très longtemps. Fantasy jeunesse ? Check ! Drame contemporain ? Check ! Policier ? Check ! Il semblerait que Lady Rowling ait bel et bien plus d’une corde à son arc. Et quelle corde ! On est bien loin de l’univers du sorcier à lunettes et pas plus proche de l’ambiance de Pagford. Il faut que vous sachiez que je ne suis pas du tout attirée par les romans policier. Et j’avoue un peu honteusement que si je n’avais jamais su qu’elle en était l’auteur, L’Appel du Coucou m’aurait glissé des mains. Alors peu importe qui a laissé filtrer l’info, je l’en remercie de tout coeur. Pour la seconde fois depuis Harry Potter, J. K. Rowling nous plonge dans un univers totalement encré dans la réalité. On entre dans la vie privée chaotique de Strike et dans l’univers cruel du mannequinat. Et comme depuis toujours, on rencontre une foultitude de personnages, tous plus excentriques les uns que les autres. Chacun d’entre eux a cependant une personnalité qui lui est propre et il est donc impossible de s’y perdre. On identifie tout de suite les personnages importants du récit et cette première cohabitation entre Robin et Strike m’a beaucoup plu. Je suis d’ailleurs ravie de savoir qu’on pourra retrouver la sympathique secrétaire dans la suite des aventures du détective qui devraient être publiées dans le courant de l’été prochain. Le fait que toute l’action se déroule à Londres ne me fait qu’aimer d’avantage ce roman, moi qui rêve de la visiter. Ce roman donne envie de se promener dans la ville en suivant les pas du détective. Ce qui est toujours magique avec J. K. Rowling, c’est qu’elle parvient à nous distiller une quantité considérable de détails et d’informations sur des lieux ou des personnes, sans que cela paraisse rébarbatif. On a tout de suite une image claire en tête à laquelle on ajoute ou on enlève quelques petites choses par-ci par-là, au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire. J’ai compris qui était l’auteur du crime très tard dans l’histoire. Dans la dernière partie, ou bien peut-être dans le dernier chapitre de la partie précédente. Autrement dit, pas mal joué de la part de l’auteur. Mais peut-être qu’à force de lectures du genre, je réussirai à élucider le mystère avant la moitié du prochain tome. Ce que je ne souhaite absolument pas ! Les chapitres courts répartis en plusieurs parties du récit donnent un rythme excellent à l’histoire. Quand on referme le livre, il ne s’est pas passé plus d’un mois pendant l’enquête menée par Cormoran. Mais nous avons vécu au coeur de l’action et avons appris tellement de choses en tellement peu de temps, qu’on a l’impression d’avoir assisté à seulement quelques jours dans la vie mouvementée du détective privé. On a aussi cette agréable impression de familiarité avec les personnages de Strike et Robin. Comme si au final, c’était eux qui nous racontaient leurs aventures. Décidément, J. K. Rowling ne me déçoit jamais. J’ai hâte de retrouver sa plume dans les prochaines aventures de Cormoran. Mrs. Rowling, rendez-vous l’année prochaine.

Note : 20/20

Ce livre en un mot : Magistral

La Plume de l'Argilète

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2 commentaires pour L’appel du coucou

  1. Phebusa dit :

    Oh, un très bel avis… pourquoi pas. J’ai hâte de découvrir JK Rowling dans un univers autre qu’HP.

    • lizzybathory dit :

      Si tu ne connais vraiment que HP de J.K. Rowling, je te conseille vraiment de commencer par celui-ci plutôt que par Une place à prendre. Je l’ai vraiment adoré également (cf chronique) mais il est très controversé et parfois très mal reçu. L’Appel du Coucou est bien plus léger 🙂

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