Journal de Stefan, tome 3 : L’irrésistible désir

Journal de Stefan, tome 3 - L'irrésistible désir

Titre : Journal de Stefan, tome 3 : L’irrésistible désir

Auteur : L. J. Smith, Julie Plec, Kevin Williamson

Editeur : Hachette – Black Moon

Prix : 15 €

Nombre de pages : 239

Quatrième de couverture : Après la trahison de son frère Damon à la Nouvelle-Orléans, Stefan se réfugie dans une existence solitaire. Au coeur de New-York, hanté par cette trahison, Stefan est surtout rongé par la culpabilité et choisit de se tenir à distance des humains et de se faire oublier. C’est compter sans Damon qui a lui aussi élu domicile dans les beaux quartiers new-yorkais. Le ténébreux vampire a pour Stefan de grands projets … nourris par une haine intarissable. Mais les deux frères vont se découvrir un ennemi commun, plus redoutable encore : une créature tout droit sortie de l’Enfer qui a décidé de leur faire payer la mort de Katherine …

Mon passage préféré :

Plus rien n’est comme avant. Ni mon corps, ni mes désirs, ni mon appétit. Même mon âme a changé. En l’espace de dix-sept ans seulement, j’ai été témoin d’un nombre anormal de tragédies – tragédies dont je suis pour beaucoup responsable. Je porte en moi le souvenir de ma mort et de celle de mon frère. Le moment où nous avons poussé notre dernier souffle dans les bois moussus de Mystic Falls me hante, ainsi que l’image de la dépouille mortelle de mon père, sur le sol du bureau de notre splendide demeure, Veritas. Je peux encore sentir l’odeur de brûlé de l’église où les vampires de la ville ont péri par le feu. Ma bouche n’a pas non plus oublié le goût du sang de mes victimes, dont j’ai causé la perte par pure soif, en toute indifférence. Mais ce dont je me souviens le plus précisément, c’est le garçon curieux et rêveur que j’étais, et, si mon coeur battait toujours, il se briserait à l’idée de la créature vile que je suis devenu.

Mon avis :  Journal d’un vampire et Journal de Stefan sont deux sagas très différentes. La première a inspiré la série télé qui a pris pas mal de largesses et la seconde s’inspire de la série télé avec bien plus de précision et de cohérence que les romans originaux. J’avoue n’avoir jamais réussi à adhérer aux univers fantastiques bien trop ahurissants créés par L. J. Smith. J’avais commencé les Journal d’un vampire quand The Vampire Diaries a fait sa première apparition sur les télévisions françaises et j’ai tout de suite adhéré à la série. Plus on avançait dans les volumes de la première saga, plus les extravagances de l’auteur m’ennuyaient. J’ai donc abandonné. Mais quand les producteurs ont annoncé qu’ils allaient collaborer avec Smith pour éditer une version adaptée de la série des journaux de Stefan à ses débuts en tant que vampire, je me suis jetée dessus. Je viens donc de terminer le tome 3 et j’apprécie toujours d’être plongée en plein coeur du XIXe siècle. Après la Nouvelle-Orléans, nous découvrons New-York en 1864, à une époque où le faste des réceptions côtoyait les ordures jetées à même les trottoirs. Les pensées torturées de Stefan ne sont pas encore parvenues à entamer mon enthousiasme d’autant que mon chouchou Damon n’est jamais loin et que Lexi que j’adore est là pour assurer les arrières du plus jeune des Salvatore. Les aberrations de L. J. Smith sont abandonnées au profit de sa plume très agréable et certaines phrases ont réussi à me donner des frissons. Je pense notamment à la scène où les personnages doivent fuir la créature qui les poursuit et aux descriptions du tableau macabre que découvrent les deux frères après leur escapade. Il y a une chose qui m’inquiète un peu : à la fin de ce troisième épisode, nous sommes toujours en 1864. J’aurais beaucoup aimé découvrir d’autres épisodes de la vie de Stefan et terminer en apothéose sur sa rencontre avec Elena, le jour où il lui a sauvé la vie après l’accident de voiture de ses parents. Mais il ne reste que trois tomes à l’auteur et après trois volumes au cours desquels ne s’écoulent que quelques mois, il me semble un peu présomptueux de faire défiler un siècle et demi en moins de 800 pages.

Note : 16/20

Ce livre en un mot : Sombre

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