Le tendre baiser du tyrannosaure

Titre Le tendre baiser du tyrannosaure

Auteur : Agnès Abécassis

Editeur : Librairie Générale Française, Le livre de poche

Prix :   7.10 €

Nombre de pages : 349

Quatrième de couverture : Rassurez-vous, il n’y a pas de vrai tyrannosaure dans cette histoire. Mais on y trouve Félix, un paléontologue peureux à qui sa grand-mère ordonne de quitter la femme avec laquelle il vit pour affronter ses pires angoisses. S’il y parvient, il aura droit à une immense surprise… Et puis il y a Olive, sur le point de se marier, qui annonce à sa famille que son couple ne désire pas avoir d’enfant. Scandale, indignation et machinations de la mère et de la belle-mère ! On évoque Tom, aussi ? Un flic désabusé et terriblement romantique, trop sans doute pour la fille capricieuse qu’il va rencontrer. Et n’oublions pas Ava, vendeuse d’escarpins de luxe, qui reçoit un jour d’une cliente millionnaire un bijou hors de prix et quitte illico l’emploi qu’elle déteste tant. Jusqu’à ce que son bijou disparaisse… Des personnages qui forment une bande irrésistible et nous emportent dans un tourbillon de sentiments. Une comédie réjouissante, à dévorer d’urgence !

Mon passage préféré : 

Félix ne répondit rien, abasourdi par l’information, assailli par l’image choquante de sa petite mamie toute frêle, en porte-jarretelles et talons aiguilles, vérifiant son dentier d’un geste discret avant d’embrasser goulûment son amant adoré.

Mon avis : J’ai choisi ce roman parce qu’il fait partie du Baby Challenge Chick-Lit 2017 de Livraddict et parce qu’après ma lecture pesante de Soldat Peaceful, j’avais besoin de légèreté. J’ai été servie ! La ribambelle de personnages déployée par l’auteur est formidable. Ceux dont on suit les péripéties sont attachants et drôles et on a envie de les prendre dans nos bras à de nombreuses reprises pour leur dire que tout ira bien. Quant à ceux qui leur font des misères, ils sont aussi antipathiques que peuvent l’être les méchants des contes de fées. On les déteste mais on sait que sans eux, les héros ne seraient pas aussi géniaux et que quoi qu’il arrive, ce sont toujours les bons qui gagnent à la fin. Chaque protagoniste possède une personnalité qui lui est propre et on parvient facilement à identifier qui est qui, lié à qui et comment. Si le résumé semble tracer les grandes lignes de ce qui semble être une suite d’aventures sans lien les unes avec les autres, il se trouve qu’en réalité, chaque personnage est quelqu’un pour quelqu’un (référence à la chanson du Roi Soleil, t’as capté ?) et que les péripéties auxquelles on s’attend nous révèlent bien des surprises. Le tendre baiser du tyrannosaure est un roman drôle, émouvant et plein de bon sens qui, sur fond de comédie romantique à la Love Actually, aborde des sujets intéressants et nous permet de nous interroger sur ce qui compte vraiment. Un coup de coeur !

Note : 20/20

Ce livre en un mot : Tendre

 

Publié dans Chronique | Tagué , | Laisser un commentaire

Soldat Peaceful

Titre Soldat Peaceful

Auteur : Michael Morpurgo

Editeur : Gallimard Jeunesse

Prix :   13.90 €

Nombre de pages : 185

Quatrième de couverture : Il s’appelle Tommo. Il n’a que dix-sept ans mais il a déjà vécu bien des choses, des joyeuses et des plus tristes. Il a passé une jeunesse heureuse avec sa mère et ses frères à la campagne, même si la vie n’était pas toujours facile. Mais tout a changé lorsqu’il est parti pour la guerre avec son grand frère Charlie. Cette nuit, Tommo ne veut surtout pas dormir, il veut penser à lui, à eux, à leur vie passée. Parce que demain, au petit matin, son existence va basculer pour toujours. Il veut profiter pleinement de ces dernières heures pour se souvenir, pour ne jamais oublier que rien n’est plus beau que l’amour et la fidélité, que rien n’est plus terrible que l’injustice et la guerre…

Mon passage préféré : 

Tout ce que je sais, c’est que je dois survivre. J’ai des promesses à tenir.

Mon avis : J’ai choisi ce roman parce qu’il fait partie du Baby Challenge Historique 2017 de Livraddict. Je n’ai jamais aimé les histoires (romans ou films) en rapport avec la guerre. Je les trouve beaucoup trop cruelles, injustes et monstrueuses. Principalement parce qu’elles sont le reflet de ce qui s’est réellement passé. J’ai ouvert Soldat Peaceful en n’ayant aucune idée de ce dont Michael Morpurgo allait parler dans ce livre. A part le thème du challenge dont il fait partie et son titre, je n’avais absolument aucune indication sur ma lecture. Je viens juste d’en tourner la dernière page et je suis très émue. J’ai la même sensation qu’après avoir vu Un long dimanche de fiançailles, le seul film du genre que je peux regarder sans problème. Tommo est un garçon très attachant. Découvrir son quotidien et sa famille à travers ses yeux est très émouvant. L’innocence et la crainte qu’il véhicule à son entrée à l’école se transforment peu à peu en terreur pure quand on le retrouve dans les tranchées. Sa relation avec son grand frère Charlie est magnifique. C’est cette relation qui est mise en avant dans l’histoire et bien qu’elle soit remplie d’amour et de bienveillance, c’est malheureusement d’elle que va découler la fin tragique des événements. En effet, si Tommo n’avait pas tenu à accompagner Charlie à la guerre, peut-être que les choses se seraient déroulées autrement. Mais nous ne le saurons jamais. D’ailleurs, Michael Morpurgo se plaît à nous laisser en plan, sans nous emmener jusqu’à la fin des aventures de la famille Peaceful et c’est assez frustrant. D’un autre côté, cela permet au lecteur d’envisager l’avenir comme il l’entend. Même si dans ce cas, j’aurais préféré que cette fin ouverte arrive plus tôt, pour que nous puissions encore croire en un miraculeux happy end pour tout le monde.

Note : 15/20

Ce livre en un mot : Emouvant

 

Publié dans Chronique | Tagué , | Laisser un commentaire

Quelques minutes après minuit

Titre Quelques minutes après minuit

Auteur : Patrick Ness

Editeur : Gallimard Jeunesse

Prix :   18 €

Nombre de pages : 214

Quatrième de couverture : Depuis que sa mère est malade, Conor redoute la nuit et ses cauchemars. Quelques minutes après minuit, un monstre apparaît, qui apporte avec lui l’obscurité, le vent et les cris. C’est quelque chose de très ancien, et de sauvage. Le monstre vient chercher la vérité.

Mon passage préféré : 

(- C’est toi, dit Conor en désignant l’arbre, qui pour le moment n’était qu’un arbre.)

Oui, dans l’enclos du presbytère poussait également un if.

(Et un très bel if, ma foi, ajouta le monstre.)

(- Si c’est toi qui le dis… )

Mon avis : J’ai choisi ce roman parce qu’il fait partie du Baby Challenge Drame 2017 de Livraddict. Ca aurait dû être une lecture rapide mais plusieurs choses se sont incrustées entre le jour où je l’ai commencée et celui où je l’ai finie. Je pense qu’inconsciemment, je retardais le plus possible le moment de découvrir la fin de cette histoire parce que j’avais senti l’inéluctable et que comme Conor, je ne voulais pas le voir arriver. Quelque minutes après minuit est un roman particulièrement émouvant qui aborde des thèmes difficiles (maladie, famille décomposée, harcèlement scolaire…). Malheureusement, je n’ai pas été aussi émue que je l’aurais cru. Peut-être parce que je pensais connaître le dénouement (et que j’avais vu juste). Peut-être aussi parce que la traduction laisse parfois à désirer. J’ai trouvé la façon dont Conor parle de sa « maman » trop enfantine comparée à la dureté des choses qu’il vit au quotidien, en particulier à l’école. Après cette lecture, l’adaptation cinématographique ne me tente pas particulièrement. Je pense qu’il s’agit du genre de récit qu’on ne peut lire qu’une seule fois parce que les sensations sont moindres à la relecture. J’ai passé un bon moment mais sans plus.

Note : 13/20

Ce livre en un mot : Prévisible

 

Publié dans Chronique | Tagué , | Laisser un commentaire

Persuasion

Titre Persuasion

Auteur : Jane Austen

Editeur : Archipoche

Prix :   6.60 €

Nombre de pages : 235

Quatrième de couverture : Lady Russell a convaincu sa protégée Anne Elliot de repousser les avances du jeune Frederick Wentworth, un officier de marine sans avenir ni relations. Huit ans plus tard, la famille Elliot connaît un revers de fortune. Le père d’Anne, snob et prodigue baronnet, se décide à louer le château familial à l’amiral Croft, qui se trouve être le beau-frère du capitaine Wentworth. Anne appréhende de revoir celui qui avait fait battre son coeur, et que les guerres contre la France ont enrichi. Frederick, de son côté, a pour plus cher désir de fonder un foyer. Mais il a conservé le souvenir d’une jeune femme influençable, qui se laissait trop aisément persuader…

Mon passage préféré : 

Je ne puis me taire plus longtemps. Il faut que je vous écrive. Vous me percez le coeur ! Ne me dites pas qu’il est trop tard, que ces précieux sentiments sont perdus pour toujours ! Je m’offre à vous avec un coeur qui vous appartient encore plus que lorsque vous l’avez brisé il y a huit ans. Ne dites pas que l’homme oublie plus tôt que la femme, que son amour meurt plus vite. Je n’ai jamais aimé que vous. Je puis avoir été injuste, j’ai été faible et vindicatif, mais jamais inconstant. C’est pour vous seule que je suis venu à Bath, c’est à vous seule que je pense ; ne l’avez-vous pas vu ? N’auriez-vous pas compris mes désirs ? Je n’aurais pas attendu depuis dix jours, si j’avais connu vos sentiments comme je crois que vous avez deviné les miens. Je puis à peine écrire. J’entends des mots qui m’accablent. Vous baissez la voix, mais j’entends les sons de cette voix qui sont perdus pour les autres. Trop bonne et trop parfaite créature ! Vous nous rendez justice, en vérité, en croyant les hommes capables de constance. Croyez à ce sentiment inaltérable chez F. W. Il faut que je parte, incertain de mon sort : mais je reviendrai ici, ou j’irai vous rejoindre. Un mot, un regard suffira pour me dire si je dois entrer ce soir ou jamais chez votre père.

Mon avis : Ce qui est magique avec les romans de Jane Austen, c’est que même si on en connaît le dénouement avant de les avoir commencés, on passe un merveilleux moment. Et ils se relisent avec toujours autant de plaisir. L’auteur prend un malin plaisir à torturer ses personnages principaux et à dépeindre ses personnages secondaires comme les plus idiots et superficiels qui soient. J’adore cet état d’esprit parce que je sais que quoi qu’il puisse arriver au cours du récit, tout finira bien. Le style est parfait et je regrette profondément qu’on n’écrive/ne parle plus comme ça aujourd’hui. Tout est tellement romantique et sous-entendu. Les discussions, les longues balades dans la campagne, les soirées mondaines et les visites quotidiennes aux amis me font particulièrement envie. Et être ainsi courtisée serait un véritable bonheur. Je rêverai d’être une héroïne austenienne ! Mais je ne suis que moi et je me contente de dévorer chaque phrase et de savourer chaque mot de ce que Jane Austen a bien voulu laisser derrière elle. Si Orgueil et préjugés restera à jamais mon oeuvre préférée, Persuasion, son dernier roman achevé et publié à titre posthume, m’a permis de découvrir la vie effacée d’Anne Elliot, négligée par son père et ses soeurs dont elle a toutes les raison d’avoir honte. Tous les membres de cette famille sont pathétiques, snobs, narcissiques et prétentieux. Il n’y a bien qu’Anne pour redorer le blason des Elliot. A l’inverse, les Croft, les Harville et les Musgrove (en dehors de Mary, bien sûr), sont la bienveillance et la gentillesse incarnées. Le contraste entre les deux cercles dans lesquels Anne évolue est saisissant et il nous pousse à désirer plus que tout qu’elle puisse enfin se défaire des chaînes qui l’entravent à ses parents pour se lier plus intimement avec ses amis. Lady Russell m’a presque totalement indifférée. Si j’ai d’abord eu une très mauvaise impression de son personnage, la volonté d’Anne de ne plus céder à ses conseils douteux m’a fait l’oublier, jusqu’à la fin de l’histoire où elle a réussi à remonter dans mon estime. Quand à Frederick Wentworth, je ne peux que regretter qu’on ne s’intéresse pas d’avantage à son personnage. Cependant, il est clair que Jane Austen préfère les héroïnes aux héros et qu’ainsi, il est normal que nous soyons aussi tourmentés que le sont ces Anne Elliot, Elizabeth Bennet, Emma Woodhouse, Elinor Dashwood et autres Catherine Morland.

Note : 20/20

Ce livre en un mot : Romantique

 

Publié dans Chronique | Tagué , | 2 commentaires

Quand la nuit devient jour

Titre Quand la nuit devient jour

Auteur : Sophie Jomain

Editeur : France Loisirs

Prix :   12.80 €

Nombre de pages : 240

Quatrième de couverture : On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà. La dépression. Ma faiblesse. Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début. J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois. Le 6 avril 2016.

Mon passage préféré : 

Au contraire, Camille, j’aurais énormément de choses à dire à votre sujet que la morale de votre famille réprouverait. A propos de votre physique, d’abords, que vous semblez avoir tant de mal a apprécier. Je devine, à travers votre jean, la plus jolie paire de fesse que je n’ai jamais vue. Vous avez des cheveux magnifiques, de grands yeux qui n’ont besoin d’aucun fard pour exprimer la fièvre qui dort en vous. Vos lèvre me font naître des envies inavouables, à commencer par celle de vous les mordre à pleines dents. Glisser les mains le long de votre corps frêle, respirer l’odeur sans artifices de votre peau, goûter votre sueur, entendre vos gémissement. J’aimerais exprimer tout ça. Dans un autre contexte, une autre histoire, c’est ce que je dirais de vous, de ce que je ressens à votre contact. Mais je ne peux pas. Ce n’est pas le genre de choses qu’on peut dire, n’est-ce pas ? Pas lorsqu’on est médecin, qu’on prend soin de vous, qu’on veille à votre vie pour mieux vous amener à la mort et qu’on a le devoir d’imposer une distance qu’il est de plus en plus difficile à maintenir. Vous m’avez happé, parce que vous êtes une femme sensible, touchante, discrète, paradoxalement nerveuse et effrontée, dotée d’un courage et d’une détermination que le plus fort d’entre nous ne pourrait affronter. Mais même ça, vous serez la seule à l’entendre, Camille. Vous devrez vous en contenter.

Mon avis : Quand j’ai sélectionné ce roman dans ma bibliothèque, je savais que j’allais probablement devoir ravaler mes larmes à plusieurs reprises. J’avais tout faux. Je ne m’attendais absolument pas à ce chef d’oeuvre. Si Sophie Jomain avait déjà conquis mon petit coeur sensible avec sa série Young Adult, Les étoiles de Noss Head, elle a réussi à complètement me bouleverser en me proposant de passer trois mois en compagnie de Camille. Je m’attendais à plonger dans le quotidien infernal d’une jeune femme terriblement déprimée et au bord du gouffre, sur le point de sauter. Si c’est en substance ce que j’ai découvert, l’histoire créée par l’auteur va bien plus loin que cela. Je n’aurais jamais imaginé aborder la fin de Camille sous cet angle. J’ai d’abord été très décontenancée, parfois même gênée. Finalement, la sensation d’intrusion s’est estompée dès le premier chapitre, après que Camille nous ait expliqué comment elle en est arrivée là. Cependant, si mes réticences face à la manière dont elle a choisi de quitter cette vie ont peu a peu disparu, j’ai abhorré le docteur Janssens et son discours à la fin du roman. Le sujet abordé par Sophie Jomain est particulièrement tabou dans notre société. Quand la nuit devient jour est un roman nécessaire et particulièrement tendre. J’en ai tourné les pages avec frénésie, comme dans une course contre la montre – une course contre la mort – pour essayer de rattraper Camille avant qu’elle ne fasse son dernier pas. La fin est inimaginable. Je me suis indignée, rebellée et j’ai tapé du poing sur la table. Mais aucune autre conclusion ne m’aurait satisfaite. Une lecture coup de poing, une lecture coup de coeur.

Note : 20/20

Ce livre en un mot : Poignant

 

Publié dans Chronique | Tagué , | Laisser un commentaire

Les étoiles de Noss Head, tome 5 : Origines, partie 2

Titre Les étoiles de Noss Head, tome 5 : Origines, partie 2

Auteur : Sophie Jomain

Editeur : J’ai Lu

Prix :   7.20 €

Nombre de pages : 480

Quatrième de couverture : Le danger était aux portes de la cité. J’avais déjà affronté bien des tempêtes, mais celle qui venait vers nous était la pire de toutes. Un cataclysme, un fléau… Pourquoi ne nous croyaient-ils pas ? La mort s’apprêtait à s’abattre sur eux. Bientôt, le sang serait versé sur la Terre des loups. La désolation. Le néant. La ruine. C’est tout ce qu’il resterait. Ne pas fuir. Nous imposer et les convaincre. Pour les sauver tous. Pour le sauver… lui.

Mon passage préféré : 

Je souris.
Je venais de retrouver le chemin du paradis.
Ma moitié. Mon double. Mon âme.
L’éternité.

Mon avis : Voilà, c’est fini. Et pas de la manière que j’aurais préférée. Mais cette saga restera longtemps dans mon coeur. Quitter tous ces fantastiques personnages me rend nostalgique et l’univers créé par Sophie Jomain va me manquer. Sa plume aussi, mais pour peu de temps puisque je l’ai tellement aimée que ma prochaine lecture sera à nouveau un roman de cette auteur. Et j’ai bien l’intention d’essayer de lire tout ce qu’elle a déjà écrit et qu’elle écrira par la suite. J’ai eu un véritable coup de coeur pour cette histoire, mais également pour sa créatrice. Malheureusement, je ne vais pas vraiment pouvoir vous faire partager les éléments qui m’ont le plus dérangée et/ou le plus plu. Cela vous dévoilerait trop d’éléments essentiels du récit. En revanche, je peux vous dire que ce tome regorge de violence, d’injustice, de passion et de cruauté. J’ai frissonné, été émue aux larmes, ai eu le coeur serré plus d’une fois. La fin m’a déçue parce que l’auteur a choisi de ne pas céder à la facilité. Et malgré ma déception, je ne peux que l’admirer pour cela. D’autant qu’elle aime ses personnages du fond du coeur, ça se ressent dans chacune de ses phrases. Sa dédicace m’a profondément touchée. Des cinq volumes des Etoiles de Noss Head, je pense que mon favori restera le troisième. Les relations profondes qui unissent les personnages, les thématiques abordées, l’ambiance générale… Tout était parfait. Ici, même si j’ai passé un excellent moment, les émotions négatives que j’ai pu ressentir, en totale synchronisation avec Hannah, m’ont vidée de toute énergie et je n’ai pas réussi à savourer la fin de l’histoire, à mon sens pas assez parfaite pour compenser toute la douleur qui transpirait de cette deuxième partie d’Origines. C’est bien la première fois que je ressens ce genre de chose pour un roman et si au premier abord, cela peut paraît exagéré, finalement, c’est la preuve que Leith et Hannah ont réussi à me toucher au plus profond de mon âme et que je ne les oublierai jamais.

Note : 19/20

Ce livre en un mot : Cruel

 

Publié dans Chronique | Tagué , | Laisser un commentaire

Les étoiles de Noss Head, tome 4 : Origines, partie 1

Titre Les étoiles de Noss Head, tome 4 : Origines, partie 1

Auteur : Sophie Jomain

Editeur : J’ai Lu

Prix :   7.20 €

Nombre de pages : 388

Quatrième de couverture : Chaque fois que je croyais que notre vie était cousue de fil blanc, Leith et moi devions faire face à une nouvelle adversité, une nouvelle attaque. J’en venais à me demander si, un jour, nous goûterions à la paix à laquelle nous aspirions. Personne ne mesure l’immensité de sa chance quand il affirme que son existence est monotone. Personne. Aux innocents les mains pleines… C’est ce qu’on dit. Mais moi, je n’étais plus innocente du tout. Alors, que me réserverait le destin, cette fois-ci ? Que me volerait-il ? J’en avais une vague idée. J’allais devoir me préparer au pire.

Mon passage préféré : 

– Je te suivrais jusqu’en enfer, murmura-t-il à mon oreille. Même enchaîné, je te suivrai.

Mon avis : Pour l’instant, ce quatrième volet est celui que j’ai le moins aimé. Si j’ai eu de véritables coups de coeur pour les trois précédents, plusieurs éléments m’ont profondément dérangée ici. D’abord, l’absence de Leith et de Darius. Ce sont deux personnages qui m’ont beaucoup touchée et ma lecture avait une saveur moins agréable sans eux. Ensuite, la relation entre Hannah et Grigore. Pourquoi l’auteur a-t-elle ressenti le besoin de créer cette espèce de triangle amoureux ? Et surtout, pourquoi seulement maintenant ? Enfin, le retour de Sissi aux bras de son « Pittit ami ». Je ne saurais pas vraiment comment l’expliquer mais ça m’a juste soûlée, cette situation. Surtout que ça ne dure que le temps d’une scène. Je comprends qu’utiliser sa meilleure amie lui permettait d’approcher Hannah sans risquer de représailles immédiates. Mais n’aurait-on pas pu trouver un autre moyen ? L’introduction de nouveaux personnages est très appréciable. Ces créatures monstrueuses me donnent la chair de poule et j’ai hâte d’en savoir un peu plus sur les capacités nouvelle et particulières d’Hannah. En revanche, je suis encore dubitative concernant Cristy. Je ne suis pas certaine de l’apprécier. Nous verrons si mon avis évolue après la lecture du cinquième et dernier épisode que je vais m’empresser de dévorer de ce pas. Parce que, mes amis, cette fin !!! Quel cliffhanger nous réserve Sophie Jomain à la dernière page de la première partie d’Origines ! Même si, je dois bien l’avouer, à l’instant même où Hannah pose les yeux sur son âme soeur, j’avais compris le problème. Mes sentiments sont particulièrement contradictoires. D’un côté, j’ai envie d’en finir au plus vite pour enfin connaître le dénouement de cette histoire. De l’autre, je rechigne à quitter un univers que j’ai tellement aimé. Mais je ne peux pas résister plus longtemps à l’appel du loup. La deuxième partie m’attend de pied ferme et je suis impatiente de la découvrir.

Note : 18/20

Ce livre en un mot : Sombre

 

Publié dans Chronique | Tagué , | Laisser un commentaire