Wonder Woman, Warbringer

Titre Wonder Woman, Warbringer

Auteur : Leigh Bardugo

Editeur : Bayard

Prix :   16.90 €

Nombre de pages : 585

Quatrième de couverture : Un jour, elle sera la plus grande superhéroïne de tous les temps : Wonder Woman. Mais elle n’est encore que Diana, 17 ans, princesse des Amazones. Quand un bateau explose au large de son île, Diana porte secours à la jeune Alia, bravant ainsi l’interdiction faite aux Amazones d’accueillir des humains parmi elles. Et Diana pourrait le payer d’autant plus cher qu’Alia est une Warbringer : descendante d’Hélène de Troie, elle fait souffler partout un vent de discorde. Ensemble, de New York à la Grèce, les deux jeunes filles vont pourtant tenter de contrer la malédiction qui pèse sur Alia.

Mon passage préféré : 

– Ecoute, Jason, je suis crevée, cracra et grincheuse…

– Ce qui nous fait trois nains sur sept, plaisanta Nim. Si elle arrive à quatre, je ne réponds plus de rien.

Mon avis : J’ai reçu ce roman dans la box Mille et un livres du mois de septembre et j’en remercie vraiment l’équipe qui fait un travail formidable et qui est très sympathique. Vous pouvez découvrir mon unboxing ici. Le thème de cette box était « Les héroïnes badass » (= « dur à cuire ») et en effet, Wonder Woman mérite ce qualificatif. J’avais repéré la sortie de ce titre mais je n’avais pas forcément prévu de le découvrir. C’est maintenant chose faite. A la lecture des premiers chapitres, je me suis retrouvée complètement déstabilisée. En effet, bien que n’ayant pas encore vu la dernière adaptation cinématographique des aventures de l’héroïne, j’avais compris que l’action se déroulerait pendant la Première Guerre Mondiale. Alors quand je me suis retrouvée en compagnie d’Alia qui vient du 21è siècle, mon incompréhension était totale. Du coup, ce problème de chronologie m’a complètement freinée et quand A. a proposé qu’on regarde le film, j’ai immédiatement dit oui pour tenter de comprendre où était l’erreur. En réalité, il n’y en a pas. J’avais appréhendé ce roman comme étant la véritable histoire de la transformation de Diana en Wonder Woman. En fait, Leigh Bardugo a repris l’héroïne et certaines choses appartenant à son monde mais pour le reste, elle a inventé une toute nouvelle histoire. Il s’agit de ce qu’aurait pu être la transformation de Diana en Wonder Woman si elle avait eu lieu à notre époque. Une fois que j’ai compris ça, j’ai pu retourner à ma lecture avec beaucoup de plaisir. La personnalité de chaque protagoniste est parfaitement définie. Diana est une guerrière ultra-canon dont la franchise est désopilante. Alia m’a un peu agacée au début mais elle se révèle être déterminée et particulièrement forte. Jason, son frère, est trop protecteur envers elle et il cache bien des secrets. Nim est pétillante, une véritable bulle de joie pure. Quant à Théo, il représente le cliché du geek à la perfection. Les décors sont magnifiques. C’est la première fois que je lis une oeuvre de Leigh Bardugo (auteur de la duologie Six of Crows et de la trilogie Grisha). J’ai adoré son style. J’ai eu l’impression de faire partie du voyage avec les personnages, d’être présente aux mêmes endroits qu’eux. Les descriptions ne sont pas longues mais elle sont suffisantes pour qu’on s’immerge complètement dans le décor et dans l’histoire. Tout est fluide et les presque 600 pages filent à toute vitesse. La couverture est très belle et si je n’avais qu’un seul reproche à faire à ce livre (en tant qu’objet), ce serait son poids. Pas évident de tenir une telle brique pendant la lecture. Miraculeusement, le dos n’a pas cassé. Depuis 2008 (date de la sortie au cinéma du premier Iron Man), je suis assez fidèlement les films issus de l’univers Marvel et DC Comics. Et bien que j’apprécie toujours de découvrir les nouvelles aventures de tous ces héros, je ne pense pas me procurer la suite de cette saga dédiée à leur apprentissage. Wonder Woman est un personnage que je connaissais mal mais en ce qui concerne les autres, ce serait du vu et revu, selon moi. Mais si cela vous intéresse, sachez qu’il y en a au moins trois à venir et qu’ils porteront sur Batman, Catwoman et Superman.

Note : 18/20

Ce livre en un mot : Badass

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La fourmi rouge

Titre La fourmi rouge

Auteur : Emilie Chazerand

Editeur : Sarbacane – X’

Prix :   15.50 €

Nombre de pages : 254

Quatrième de couverture : Vania Strudel a 15 ans et un père taxidermiste qui l’emmène au collège à bord de sa « ouafture », une ennemie jurée, qui est aussi la fille la plus populaire du lycée, un oeil qui part en vrille, et une vie qui prend à peu près la même direction. Bref, son existence est une succession de vacheries. Mais un soir, elle reçoit un mail anonyme qui lui explique qu’elle n’est pas une banale « fourmi noire » sans ambition. Elle serait plutôt du genre fourmi rouge.

Mon passage préféré : 

– Je crois que certains ont faim ! s’exclame aussitôt Nacera. Tant mieux ! Charlotte, tu as faim aussi, j’espère ?

– Oh oui, madame ! Et j’adore le couscous ! Mais, j’y pense : je pourrais peut-être partager vos recettes traditionnelles dans mon journal télévisé, non ? Nous avons beaucoup de gens de chez vous dans notre lycée : ça leur fera sûrement plaisir !

Sûrement, oui. Et si en plus elle passe une chanson de Faudel en fond sonore, ils se sentiront tout à fait chez eux. Je n’essaie même pas de retenir le ricanement méprisant qui s’extirpe de ma gorge. Non, mais sérieusement, qu’est-ce que c’est que cette fille ?! On dirait Marion Maréchal en campagne électorale dans le Sud !! La pauvre : elle ne sait pas que Nacera ne prépare aucun plat typique de son pays d’origine. Jamais.

– Euh… je n’ai pas fait de couscous.

– Ah bon ? J’aime aussi les tajines, vous savez ! Au poisson, au poulet, à l’agneau ou juste aux légumes, peu importe ! C’est succulent ! Avec les épices de chez vous, c’est toujours un délice !

Cette fois, c’est papa qui glousse derrière son poing. Pirach nous regarde tous les deux en levant un seul sourcil ; instantanément, on baisse les yeux pour les coller au fond de nos assiettes vides.

– J’ai fait un filet de boeuf. Et du gratin dauphinois. Et pour le dessert, un Saint-Honoré.

Charlotte paraît stupéfaite.

– Aaaah ! Je ne savais pas que vous pouviez faire des gâteaux catholiques !

Toute. La. Puissance. Intellectuelle. Du. Cosmos.

Est. Cachée. Dans. Cette. Phrase.

Silence.

Looooong silence, même.

Nacera est totalement décontenancée. Elle n’a aucune idée de ce qu’elle pourrait répondre à un truc pareil.

Je dois dire que je me régale. A côté de cette fille, Jean-Claude Van Damme, c’est Sartre.

Mon avis : J’ai reçu ce roman en exclusivité dans la box Mille et un livres du mois d’août et j’en suis vraiment ravie parce que je l’avais repéré depuis quelques semaines. Vous pouvez découvrir mon unboxing ici. Le thème de cette box était « Vie de merde » et en effet, Vania Strudel a une vie qui pue. Et une amie qui pue aussi. Mais c’est un autre sujet. J’ai passé un excellent moment. Pendant toute la première partie du roman, je n’ai pas arrêté de rire. Grâce à quelques indications de l’auteur, je me suis facilement imaginée Vania et son quotidien parce qu’il se trouve qu’Emilie Chazerand est alsacienne. Je ne le savais pas avant de commencer ma lecture mais ça m’a sauté aux yeux quand Vania parle de la médiathèque Malraux, du restaurant Franky’s, de croisières sur le Rhin et de plusieurs autres petites choses. J’ai eu l’impression de vagabonder dans les rues de Strasbourg. Si vous ne le saviez pas, c’est là que j’habite (presque). Je me suis d’autant plus attachée à l’héroïne. Son père est un personnage haut en couleurs et Pierre-Rachid est génial. Les autres sont moins présents mais tout aussi importants pour l’histoire. Victoire est suffisamment optimiste pour deux, Charlotte est insupportable de suffisance et de stupidité, Grizminn devrait se voir retirer son diplôme tellement il n’a pas sa place dans l’enseignement (même si au final, heureusement qu’il est présent), Hocine et Nacera sont adorables et j’aurais aimé les connaître un peu plus, Diane est tout aussi exubérante que Gottfried, Rachel est un peu agaçante et Abraham formidable. Si j’ai assez rapidement cerné les tenants et les aboutissants de l’histoire, notamment les relations entre les personnages et l’identité du corbeau (il s’agit de littérature jeunesse alors les ficelles sont un peu grosses), Emilie Chazerand a réussi à me surprendre de façon incroyable. D’abord concernant la famille de Vania, ensuite avec la fin magistrale de son histoire. Je trouvais que la deuxième partie du roman prenait un ton qui me plaisait moins mais ces révélations m’ont clairement laissée sur le cul. Ma lecture drôle et sympa s’est transformée en lecture touchante et incroyable, proche du coup de coeur.

Note : 18/20

Ce livre en un mot : Excellent

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Red Rising, tome 1

Titre Red Rising, tome 1

Auteur : Pierce Brown

Editeur : France Loisirs

Prix :   15.50 €

Nombre de pages : 475

Quatrième de couverture : Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison d’être, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir. Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature. Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.

Mon passage préféré : 

– Mon bonsieur, si vous êtes pressé de voir rouge, je me ferais un plaisir de vous percer de part en part pour vous rappeler que tous les hommes saignent de la même couleur. (Il secoue la tête.) Essaie de te rappeler, Darrow : du contrôle et des bonnes manières. Tu n’as ni l’un ni l’autre. Bon, essaie de me dire où se place cette fourchette.

J’ai envie de lui répondre dans ton cul, mais je me retiens et lui donne la bonne réponse.

Mon avis : J’ai sorti ce roman de ma PAL parce qu’il fait partie du Big Challenge et du Baby Challenge Science-Fiction de Livraddict. J’ai toujours dit que je n’aimais pas la science-fiction (à quelques exceptions près) et que la dystopie n’était absolument pas faite pour moi. Mais pour affirmer cela, je ne me base que sur la mauvaise expérience que j’ai eu à l’époque de la sortie du premier tome de Hunger Games. J’avais essayé de le lire mais l’écriture au présent m’avait vraiment dérangée et je n’étais pas allée au-delà du premier chapitre (voire du prologue, s’il y en a un). Du coup, pour une raison obscure, j’avais décrété être réfractaire à tout le genre. La présence de Red Rising dans deux challenges Livraddict de cette année, ses notes incroyables et sa couverture sublime ont su me décider à retenter l’expérience dystopique. Si cette seule lecture ne peut suffire à me faire affirmer que je m’étais totalement trompée, je dois avouer que j’étais assez loin de la vérité. Pierce Brown m’a fait passer un excellent moment. Ce premier tome se découpe en quatre parties. La première était particulièrement difficile. Elle était très sombre, cruelle et j’avais du mal à voir comment l’auteur allait amener son personnage là où il le souhaitait. Mais la curiosité a été plus forte que le dégoût et j’ai réussi à m’accrocher. Dans la deuxième partie, on découvre un nouveau monde, une nouvelle société plus évoluée mais encore plus machiavélique. Par certains aspects, j’ai eu l’impression de me retrouver dans l’univers des Gardiens de la Galaxie (le raton-laveur en moins) et j’ai bien aimé cet univers. Après la fin particulièrement immonde de la partie II, « l’action » ne commence réellement qu’à la troisième partie et j’ai adoré suivre les aventures de Darrow et de la maison à laquelle il appartient. Quand à la dernière partie du roman, c’est indéniablement celle qui m’a donné envie de découvrir les deux autres tomes de cette trilogie. Si elle contient au moins autant (voire plus) de violence et d’injustice que les trois autres réunies, c’est à partir de ce moment que Darrow devient celui que l’auteur nous avait promis. Les personnages sont tous très travaillés. Les décors dépeints se sont affichés très clairement dans mon esprit, dans tout ce qu’ils pouvaient avoir de beau, grandiose et effrayant. Pierce Brown nous offre une histoire incroyable dans laquelle, soyez avertis, il vaut mieux ne pas trop s’attacher aux personnages, puisqu’on ne sait jamais qui sera le prochain à mourir.

Note : 17/20

Ce livre en un mot : Intrigant

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Novecento : pianiste

Titre Novecento : pianiste

Auteur : Alessandro Baricco

Editeur : Gallimard, Folio

Prix :   4.80 €

Nombre de pages : 87

Quatrième de couverture : Né lors d’une traversée, Novecento, à trente ans, n’a jamais mis le pied à terre. Naviguant sans répit sur l’Atlantique, il passe sa vie les mains posées sur les quatre-vingt-huit touches noires et blanches d’un piano, à composer une musique étrange et magnifique, qui n’appartient qu’à lui : la musique de l’Océan dont l’écho se répand dans tous les ports. Sous la forme d’un monologue poétique, Baricco allie l’enchantement de la fable aux métaphores vertigineuses.

Mon passage préféré : 

Fume-la, toi. Moi, je ne sais pas fumer.

Mon avis : J’ai choisi ce roman parce qu’il fait partie du Baby Challenge Théâtre 2017 de Livraddict. Si j’essaie de lire un maximum des œuvres présentées dans ces challenges, c’est avant tout pour la découverte. J’aime prendre un de ces ouvrages au hasard, sans en connaître l’histoire et démarrer ma lecture sans avoir aucune idée de ce dans quoi je vais plonger. Parfois, je suis déçue. La plupart du temps, j’apprécie ma lecture. Et de temps en temps, je découvre de véritables pépites. Novecento : pianiste est un diamant. J’ai été tellement émue par ma lecture. L’auteur raconte l’histoire de ce musicien à travers les yeux d’un de ses partenaires et c’est incroyablement beau. La force de ce récit réside dans le fait qu’il a été écrit pour être lu à voix haute. Ainsi, on a constamment l’impression que le narrateur est à nos côtés et qu’il partage ses souvenirs avec nous. J’ai découvert qu’il existait une adaptation cinématographique de ce titre. Je vais peut-être me laisser tenter. En tout cas, j’adorerais assister à une représentation de cette pièce. C’est un véritable coup de coeur et je ne peux que vous conseiller de le découvrir. Cette chronique est particulièrement courte et je m’en excuse. Mais je ne peux tout simplement pas trop vous en dire pour ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture. Foncez ! Vous ne serez pas déçus.

Note : 20/20

Ce livre en un mot : Sublime

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Le tendre baiser du tyrannosaure

Titre Le tendre baiser du tyrannosaure

Auteur : Agnès Abécassis

Editeur : Librairie Générale Française, Le livre de poche

Prix :   7.10 €

Nombre de pages : 349

Quatrième de couverture : Rassurez-vous, il n’y a pas de vrai tyrannosaure dans cette histoire. Mais on y trouve Félix, un paléontologue peureux à qui sa grand-mère ordonne de quitter la femme avec laquelle il vit pour affronter ses pires angoisses. S’il y parvient, il aura droit à une immense surprise… Et puis il y a Olive, sur le point de se marier, qui annonce à sa famille que son couple ne désire pas avoir d’enfant. Scandale, indignation et machinations de la mère et de la belle-mère ! On évoque Tom, aussi ? Un flic désabusé et terriblement romantique, trop sans doute pour la fille capricieuse qu’il va rencontrer. Et n’oublions pas Ava, vendeuse d’escarpins de luxe, qui reçoit un jour d’une cliente millionnaire un bijou hors de prix et quitte illico l’emploi qu’elle déteste tant. Jusqu’à ce que son bijou disparaisse… Des personnages qui forment une bande irrésistible et nous emportent dans un tourbillon de sentiments. Une comédie réjouissante, à dévorer d’urgence !

Mon passage préféré : 

Félix ne répondit rien, abasourdi par l’information, assailli par l’image choquante de sa petite mamie toute frêle, en porte-jarretelles et talons aiguilles, vérifiant son dentier d’un geste discret avant d’embrasser goulûment son amant adoré.

Mon avis : J’ai choisi ce roman parce qu’il fait partie du Baby Challenge Chick-Lit 2017 de Livraddict et parce qu’après ma lecture pesante de Soldat Peaceful, j’avais besoin de légèreté. J’ai été servie ! La ribambelle de personnages déployée par l’auteur est formidable. Ceux dont on suit les péripéties sont attachants et drôles et on a envie de les prendre dans nos bras à de nombreuses reprises pour leur dire que tout ira bien. Quant à ceux qui leur font des misères, ils sont aussi antipathiques que peuvent l’être les méchants des contes de fées. On les déteste mais on sait que sans eux, les héros ne seraient pas aussi géniaux et que quoi qu’il arrive, ce sont toujours les bons qui gagnent à la fin. Chaque protagoniste possède une personnalité qui lui est propre et on parvient facilement à identifier qui est qui, lié à qui et comment. Si le résumé semble tracer les grandes lignes de ce qui semble être une suite d’aventures sans lien les unes avec les autres, il se trouve qu’en réalité, chaque personnage est quelqu’un pour quelqu’un (référence à la chanson du Roi Soleil, t’as capté ?) et que les péripéties auxquelles on s’attend nous révèlent bien des surprises. Le tendre baiser du tyrannosaure est un roman drôle, émouvant et plein de bon sens qui, sur fond de comédie romantique à la Love Actually, aborde des sujets intéressants et nous permet de nous interroger sur ce qui compte vraiment. Un coup de coeur !

Note : 20/20

Ce livre en un mot : Tendre

 

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Soldat Peaceful

Titre Soldat Peaceful

Auteur : Michael Morpurgo

Editeur : Gallimard Jeunesse

Prix :   13.90 €

Nombre de pages : 185

Quatrième de couverture : Il s’appelle Tommo. Il n’a que dix-sept ans mais il a déjà vécu bien des choses, des joyeuses et des plus tristes. Il a passé une jeunesse heureuse avec sa mère et ses frères à la campagne, même si la vie n’était pas toujours facile. Mais tout a changé lorsqu’il est parti pour la guerre avec son grand frère Charlie. Cette nuit, Tommo ne veut surtout pas dormir, il veut penser à lui, à eux, à leur vie passée. Parce que demain, au petit matin, son existence va basculer pour toujours. Il veut profiter pleinement de ces dernières heures pour se souvenir, pour ne jamais oublier que rien n’est plus beau que l’amour et la fidélité, que rien n’est plus terrible que l’injustice et la guerre…

Mon passage préféré : 

Tout ce que je sais, c’est que je dois survivre. J’ai des promesses à tenir.

Mon avis : J’ai choisi ce roman parce qu’il fait partie du Baby Challenge Historique 2017 de Livraddict. Je n’ai jamais aimé les histoires (romans ou films) en rapport avec la guerre. Je les trouve beaucoup trop cruelles, injustes et monstrueuses. Principalement parce qu’elles sont le reflet de ce qui s’est réellement passé. J’ai ouvert Soldat Peaceful en n’ayant aucune idée de ce dont Michael Morpurgo allait parler dans ce livre. A part le thème du challenge dont il fait partie et son titre, je n’avais absolument aucune indication sur ma lecture. Je viens juste d’en tourner la dernière page et je suis très émue. J’ai la même sensation qu’après avoir vu Un long dimanche de fiançailles, le seul film du genre que je peux regarder sans problème. Tommo est un garçon très attachant. Découvrir son quotidien et sa famille à travers ses yeux est très émouvant. L’innocence et la crainte qu’il véhicule à son entrée à l’école se transforment peu à peu en terreur pure quand on le retrouve dans les tranchées. Sa relation avec son grand frère Charlie est magnifique. C’est cette relation qui est mise en avant dans l’histoire et bien qu’elle soit remplie d’amour et de bienveillance, c’est malheureusement d’elle que va découler la fin tragique des événements. En effet, si Tommo n’avait pas tenu à accompagner Charlie à la guerre, peut-être que les choses se seraient déroulées autrement. Mais nous ne le saurons jamais. D’ailleurs, Michael Morpurgo se plaît à nous laisser en plan, sans nous emmener jusqu’à la fin des aventures de la famille Peaceful et c’est assez frustrant. D’un autre côté, cela permet au lecteur d’envisager l’avenir comme il l’entend. Même si dans ce cas, j’aurais préféré que cette fin ouverte arrive plus tôt, pour que nous puissions encore croire en un miraculeux happy end pour tout le monde.

Note : 15/20

Ce livre en un mot : Emouvant

 

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Quelques minutes après minuit

Titre Quelques minutes après minuit

Auteur : Patrick Ness

Editeur : Gallimard Jeunesse

Prix :   18 €

Nombre de pages : 214

Quatrième de couverture : Depuis que sa mère est malade, Conor redoute la nuit et ses cauchemars. Quelques minutes après minuit, un monstre apparaît, qui apporte avec lui l’obscurité, le vent et les cris. C’est quelque chose de très ancien, et de sauvage. Le monstre vient chercher la vérité.

Mon passage préféré : 

(- C’est toi, dit Conor en désignant l’arbre, qui pour le moment n’était qu’un arbre.)

Oui, dans l’enclos du presbytère poussait également un if.

(Et un très bel if, ma foi, ajouta le monstre.)

(- Si c’est toi qui le dis… )

Mon avis : J’ai choisi ce roman parce qu’il fait partie du Baby Challenge Drame 2017 de Livraddict. Ca aurait dû être une lecture rapide mais plusieurs choses se sont incrustées entre le jour où je l’ai commencée et celui où je l’ai finie. Je pense qu’inconsciemment, je retardais le plus possible le moment de découvrir la fin de cette histoire parce que j’avais senti l’inéluctable et que comme Conor, je ne voulais pas le voir arriver. Quelque minutes après minuit est un roman particulièrement émouvant qui aborde des thèmes difficiles (maladie, famille décomposée, harcèlement scolaire…). Malheureusement, je n’ai pas été aussi émue que je l’aurais cru. Peut-être parce que je pensais connaître le dénouement (et que j’avais vu juste). Peut-être aussi parce que la traduction laisse parfois à désirer. J’ai trouvé la façon dont Conor parle de sa « maman » trop enfantine comparée à la dureté des choses qu’il vit au quotidien, en particulier à l’école. Après cette lecture, l’adaptation cinématographique ne me tente pas particulièrement. Je pense qu’il s’agit du genre de récit qu’on ne peut lire qu’une seule fois parce que les sensations sont moindres à la relecture. J’ai passé un bon moment mais sans plus.

Note : 13/20

Ce livre en un mot : Prévisible

 

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