Dis-moi si tu souris

Titre Dis-moi si tu souris

Auteur : Eric Lindstrom

Editeur : Nathan

Prix : 16.95 €

Nombre de pages : 390

Quatrième de couverture : « Je suis Parker, j’ai 16 ans et je suis aveugle. Bon j’y vois rien, mais remettez-vous : je suis pareille que vous, juste plus intelligente. D’ailleurs j’ai établi Les Règles : – Ne me touchez pas sans me prévenir ; – Ne me traitez pas comme si j’étais idiote ; – Ne me parlez pas super fort (je ne suis pas sourde) ; – Ne cherchez jamais à me duper. Depuis la trahison de Scott, mon meilleur pote et petit ami, j’en ai même rajouté une dernière. Alors quand il débarque à nouveau dans ma vie, tout est chamboulé. Parce que la dernière règle est claire : Il n’y a AUCUNE seconde chance. La trahison est impardonnable ».

Mon passage préféré : 

Être avec toi, c’était comme devenir astronaute du jour au lendemain. Aujourd’hui, tout de suite, sans attendre d’être grand, tu fais ta valise et tu prends l’avion pour la NASA.

Mon avis : J’ai terminé hier soir le deuxième titre de ma Pile à Lire de décembre et je reste sur une impression générale de gros bof. Le prologue m’a donné des frissons et était très prometteur pour la suite qui ne m’a malheureusement pas autant émue. Le pitch m’a clairement attirée et j’ai beaucoup aimé découvrir Parker telle qu’elle m’avait été présentée : franche, drôle et particulièrement têtue. La relation qu’elle entretien avec sa famille me parait totalement justifiée et je suis heureuse que l’auteur ne se soit pas attardé sur le pourquoi du comment Celia et Sam viennent s’installer chez Parker parce que je crois que je n’aurais pas supporté plus d’hypocrisie et d’injustice que n’en contient déjà ce roman. Le début m’a fait peur. J’ai trouvé que les réflexions des personnages étaient particulièrement sexistes ; tant les garçons envers les filles, que les filles envers les garçons ou bien les filles entre elles. Finalement, ça s’améliore. Ou alors, j’ai fait moins attention. J’ai vraiment aimé les personnages de Sarah et Molly. Jason est très sympa mais un peu trop maladroit et Kent est très drôle. Je trouve dommage qu’on ne s’attarde pas plus sur Scott parce qu’il est quand même un personnage central de l’histoire. La scène que nous propose l’auteur entre lui et Parker vers la fin du roman est incroyablement belle et émouvante. Je m’attendais à une fin plus claire et j’ai été un peu déçue par le fait que Eric Lindstrom ait choisi de nous laisser imaginer ce qui peut bien se passer dans ce stade. Même si cela paraît assez évident. Vous le savez maintenant, je préfère lire les choses plutôt que les deviner. Ca me laisse trop une impression de « J’ai écrit 300 pages, maintenant à toi de finir le boulot. » Dis-moi si tu souris était une lecture agréable pleine de sentiments puissants tels l’amour, le deuil et surtout l’amitié. J’ai passé un bon moment mais le point de vue de Parker était assez perturbant. Etant donné que la narratrice est aveugle, l’histoire ne contient presque aucune description et cela m’a manqué. On est constamment dans les pensées du personnages principal ou dans ses échanges avec son entourage. Du coup, il n’y a aucun répit concernant les émotions assez puissantes que ressent Parker. Le lecteur est obligé de faire travailler son imagination à fond pour visualiser les lieux et les personnages. Du coup, la lecture n’est pas toujours fluide. J’avais l’impression de ne pas avancer et étant donné que la fin ne m’a pas satisfaite, mon sentiment mitigé reste celui qui domine quand je repense à ma lecture.

Note : 13/20

Ce livre en un mot : Moyen

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Ethan Frost, tome 1 : Dévastée

Titre Ethan Frost, tome 1 : Dévastée

Auteur : Tracy Wolff

Editeur : Milady, New Adult

Prix : 6.90 €

Nombre de pages : 378

Quatrième de couverture : En plus d’être un véritable génie, Ethan Frost est l’homme dont rêve toutes les femmes moi la première. Et je lui appartiens. Il est entré dans ma vie comme en rêve. Il a bouleversé mon univers et comblé tous mes désirs, y compris ceux que je ne soupçonnais pas. Il a tout exigé de moi, et m’a tout donné en retour. Mais les rêves ne durent pas, et le nôtre ne fait pas exception. Parce que mes cauchemars sont trop noirs et mes blessures trop profondes. Ethan a beau vouloir me protéger, notre secret ne peut que nous séparer.

Mon passage préféré : 

-Il n’y a pas que l’argent qui compte, Chloé.
Il n’y a que ceux qui n’en ont jamais manqué pour croire ça. Ou du moins, qui en ont depuis assez longtemps pour avoir oublié ce que c’est d’être fauché. Parce que quand on a pas un radis, tout est question d’argent. Mon père s’est chargé de me l’apprendre il y a bien longtemps.
Je garde cette pensée pour moi et pose la question qui me tient à cœur:
-Qu’est-ce qui compte, alors?
Je suis bien décidée à comprendre les règles du jeu auquel nous jouons. Ainsi, tout aura à nouveau du sens. Et mes chances de gagner seront un peu moins pathétiques.
Il me caresse toujours le cou, de ses doigts légers comme une plume. ça me détend et m’excite en même temps.
-Toi, Ce qui compte, c’est toi.

Mon avis : Le premier titre de ma PAL de décembre à en sortir est presque un coup de coeur. Avant toute chose, je dois partager avec vous un point qui m’a dérangée. Pour quelle raison cette série s’appelle-t-elle Ethan Frost alors que le personnage principal est clairement Chloe Girard ? Une fois cette constatation faite, je me suis aperçue qu’en suivant mon raisonnement, il aura fallu éditer Cinquante nuances de Steele et trouver un autre titre également pour la saga Crossfire. En bref, pourquoi les auteurs et les éditeurs s’accordent-ils à mettre en avant les personnages masculins de leurs oeuvres quant on suit les aventures d’une femme qui ne fait que rencontrer cet homme ? Certes, il est souvent charismatique et sans lui, il n’y aurait pas d’histoire. Mais je suis consternée de constater que les stratégies marketing continuent à considérer que la plupart des lecteurs sont des lectrices hétérosexuelles. D’ailleurs, on en parle de cette couverture ? Sérieusement ?! Au moins, E. L. James et Sylvia Day n’ont pas eu besoin de coller des hommes à poil sur leurs couvertures pour vendre des millions d’exemplaires ! Bref. Le scénario est classique pour ce genre d’histoire et j’ai assez rapidement deviné le passé sombre de Chloé. J’ai cependant été agréablement surprise par la révélation finale parce que je ne m’attendais pas du tout à ce que les choses prennent cette tournure. Cet énorme cliffhanger m’a donné envie de plonger immédiatement dans la suite mais je vais d’abord essayer de terminer ma PAL mensuelle. La colocataire de Chloé me dérange assez. Je n’arrive pas à accrocher à son personnage et son comportement m’énerve. Je suppose que l’auteur abordera le sujet plus tard mais je n’ai pas vraiment hâte d’y arriver. La relation entre Chloé et Ethan se suffit à elle-même, surtout aux vues des derniers événements. Le personnage masculin est formidable et j’apprécie énormément la façon dont Tracy Wolff fait évoluer les choses entre lui et l’héroïne. Je trouve ça relativement crédible même si, comme dans ce genre de littérature en général, les choses de déroulent un peu vite pour que ce soit réellement réaliste. J’ai vraiment passé un excellent moment de lecture et j’ai plus que hâte de retrouver l’ambiance de cette histoire dans le tome suivant.

Note : 18/20

Ce livre en un mot : Intense

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Les frères O’Neil, tome 1 : La danse hésitante des flocons de neige

Couverture La danse hésitante des flocons de neige

Titre Les frères O’Neil, tome 1 : La danse hésitante des flocons de neige

Auteur : Sarah Morgan

Editeur : Harlequin, &H

Prix : 8.30 €

Nombre de pages : 473

Quatrième de couverture : Noël. Kayla Green redoute cette date et, comme chaque année, elle prévoit de s’enfermer dans son bureau de Manhattan avec une surdose de travail. Mais un gros budget de relations publiques l’envoie en fait dans le Vermont : celui de Snow Crystal, apporté par Jackson O’Neil, qui dirige un groupe de stations de sports d’hiver de luxe. Pour Kayla, ce petit miracle de Noël ne va pas sans inconvénients : primo, la neige, le ski, les snow-boots, tituber sur la glace en talons hauts…, ce n’est vraiment pas son idéal ; secundo, Jackson O’Neil a une famille, une de ces familles aussi unies que les mailles d’un tricot bien serré qui rappellent douloureusement à Kayla qu’elle a toujours dû se débrouiller seule. Mais il y a pire encore pour elle que Noël, la famille et autres calamités : c’est Jackson. Jackson, qui a tous les atouts en main pour faire fondre le cœur de glace qu’elle s’est si difficilement façonné…

Mon passage préféré : 

Ça vous prend au cœur, ça se moque de ce que vous dit votre tête, ça vous coupe le souffle. Et là vous savez que, quoi qu’il puisse arriver par la suite, ce sera un moment dont vous vous souviendrez à jamais. Ce sera toujours là – vivant et actif en vous – , et personne ne pourra vous l’enlever.

Mon avis : Pour ce mois de décembre qui commence, j’avais envie d’introduire une romance de Noël dans ma Pile A Lire mensuelle. Sarah Morgan, dont j’avais beaucoup entendu parler sans avoir encore eu l’occasion de goûter à sa plume, m’a parue toute indiquée pour répondre à mon besoin de mièvrerie enneigée et j’ai eu raison de lui faire confiance. Les seules attentes que j’avais concernant cette histoire, c’est qu’elle me fasse plonger dans la même sensation qu’un de ces téléfilms doudou de l’après-midi sur M6 et c’est exactement ce que j’ai ressenti. Le scénario est simple et prévisible. Les personnages sont caricaturaux et attachants. Les décors sont sublimes et la romance est trop rapide. Mais c’est exactement ce que je voulais et j’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de Kayla et Jackson. Malgré ma profonde affection pour ce moment de l’année, le côté Scrooge du personnage principal ne m’a pas dérangé. En revanche, l’obstination sauvage des gens de son entourage à vouloir lui faire aimer Noël m’a réellement agacée. Fichez-lui la paix, nom d’un bonhomme de neige ! Si on met de côté cet aspect de l’histoire, j’ai réellement apprécié les personnages secondaires. Du coup, j’ai hâte de retrouver tout ce petit monde et la magie de Snow Crystal dans les tomes suivants. Pour l’instant, je vais me concentrer sur les autres titres de ma PAL de décembre et s’il me reste un peu de temps, il est fort possible que je passe un autre moment que j’espère tout aussi agréable en compagnie de Sean, ou de Tyler.

Note : 17/20

Ce livre en un mot : Doudou

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Avec tes yeux

Titre Avec tes yeux

Auteur : Sire Cédric

Editeur : Pocket

Prix : 8 €

Nombre de pages : 626

Quatrième de couverture : Thomas ne croit que ce qu’il voit, mais personne ne le croit. Depuis quelque temps, Thomas fait des rêves atroces. D’épouvantables rêves qui le réveillent en sursaut et morcellent son sommeil qu’il a déjà fragile. Si ce n’était que ça ! Après une séance d’hypnose destinée à régler ses problèmes d’insomnie, il est en proie à des visions. Il se voit, à travers les yeux d’un autre, torturant une jeune femme… Persuadé qu’un meurtre est effectivement en train de se produire, il part à la recherche de la victime. Le cauchemar de Thomas ne fait que commencer.

Mon passage préféré : 

Un jour, il y a longtemps, ma mère m’a raconté une histoire que je n’ai jamais oubliée. Ma mère m’a dit que les diables existent vraiment. Ils vivent parmi les hommes, Thomas. Personne ne s’en rend compte parce que les diables sont invisibles. Mais ils peuvent entrer en nous et nous posséder. Et tu sais comment ? Par nos yeux. C’est par là qu’ils entrent, au moment où on s’y attend le moins, et on n’y peut rien. On ne peut rien faire contre les diables invisibles. Ce n’est la faute de personne.

Mon avis : En matière de torture dans les fictions, il y a certaines choses que je supporte moins que d’autres. Dans le désordre, tout ce qui touche aux ongles, aux dents et aux yeux me dégoûte particulièrement. Du coup, j’avoue que j’étais assez hésitante quand ce roman est sorti de ma PAL Jar. D’ailleurs, je ne parviens pas à me souvenir comment ce titre est parvenu jusqu’à moi. Mais finalement, je ne regrette pas de l’avoir découvert. Un fois l’histoire entamée, il m’a été impossible de la lâcher avant de l’avoir terminée. Mais ce n’est pas grâce aux personnages. Nathalie est considérée comme une gamine incapable et elle se comporte comme une gamine inconsciente. Le personnage de Fox est un insupportable « Je sais tout ». Le meurtrier est un psychopathe puissance 1000. Seul Thomas relève le niveau par sa personnalité attachante. On ne peut que compatir à son malheur. Sire Cédric nous offre un récit flippant à souhait et la plupart du temps, tout simplement dégueulasse mais incroyablement addictif. Le lecteur se sent lui-même un peu psychopathe sur les bords quand il constate que cette envie de continuer à lire à tout prix s’apparente à une forme de curiosité malsaine. Et cette fin ! On en parle ? Non ? Ok. Alors je m’arrête là. Mais pourquoi ???!!!

Note : 17/20

Ce livre en un mot : Terrible

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Le carrousel éternel, tome 1 : Dollhouse

Titre : Le carrousel éternel, tome 1 : Dollhouse

Auteur : Anya Allyn

Editeur : Éditions du chat noir

Prix : 19,90 €

Nombre de pages : 238

Quatrième de couverture : Un manoir abandonné au ont d’une forêt. Une maison de poupée remplie de jouets à taille humaine. Et des filles qui se font enlever… Quand sa meilleure amie Aisha disparaît lors d’une sortie scolaire, Cassie décide de partir à sa recherche, aidée d’Ethan, le petit ami d’Aisha et de Lacey, leur camarade. A leur tour, les trois adolescents se retrouvent rapidement pris au piège d’un cauchemar surréaliste. Enfermée dans la Maison de poupée, forcée de se comporter comme un jouet, Cassie doit percer les secrets de cette étrange prison et tenter de s’échapper de ce lieu horrifique avant qu’il ne soit trop tard…

Mon passage préféré : 

Dans ton souffle, le poison subsiste
Longtemps après que tu sois partie
Chaque jour, chaque heure, telle la mort
Bois le thé, danse avec moi
Reste avec moi, dans cette maison de poupées
Embarque dans ce voyage sans fin
P

Mon avis : Il y a certains traumatismes d’enfance qu’on conserve à l’âge adulte. Pour moi, la saga Chuky fait partie de ceux-là. Si la couverture de ce roman est particulièrement somptueuse (comme toutes les couvertures de tous les livres publiés aux éditions du Chat Noir), je vous avoue que je n’ai pas fait ma maligne en commençant ma lecture. Dans les films d’épouvante, les poupées qui prennent vie sont un classique incroyablement efficace pour jouer avec les pauvres nerfs des âmes sensibles dont je fais partie. Heureusement, s’il en est évidemment question dans cette histoire, ce ne sont pas les poupées qui sont les plus effrayantes. Et c’est ce que j’ai trouvé génial dans le récit d’Anya Allyn. Même si j’ai réussi à déjouer certains mystères avant la fin de ce premier tome, l’auteur parvient à faire planer une aura étrange et plusieurs questions demeurent sans réponse. A dix pages de la fin, je me suis dit qu’il n’y avait plus qu’une issue possible et au point final, j’ai pris une sacré claque. Où est la suite ???!!! J’avoue que la nature des occupants de la maison de poupée m’a un peu déstabilisée. Je ne m’attendais pas à ce genre d’histoire parce que selon moi, les poupées animées étaient bien suffisantes pour apporter le côté flippant. C’est comme si Anya Allyn avait écrit une fiction pour enfants à laquelle elle avait seulement ajouté un aspect plus adulte par cette intrigue. Je trouve ça dommage. Je m’attendais à lire un roman jeunesse alors je n’aurais pas été déçue s’il ne s’était agit que de cela. Cependant, comme je l’ai dit, j’ai trouvé ça génial et je me languis d’obtenir la suite qui n’est pas encore traduite à l’heure où je vous parle. Je possède un autre titre de l’auteur dans ma PAL et j’espère l’en sortir prochainement parce qu’elle a réussi à vraiment m’emporter dans son aventure.

Note : 16/20

Ce livre en un mot : Intense

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Fille des cauchemars, tome 1 : Anna

Titre Fille des cauchemars, tome 1 : Anna

Auteur : Kendare Blake

Editeur : Librairie Générale Française, Le livre de poche

Prix :   6.90 €

Nombre de pages : 409

Quatrième de couverture : Cas Lowood a hérité de son père une charge bien étrange : il tue les morts. Armé d’un poignard que lui seul peut maîtriser, Cas parcourt le monde accompagné de sa sorcière de mère et de son chat, véritable radar à fantôme. Sa prochaine mission : anéantir Anna Korlov, dite « Anna à la robe de sang » . Encore vêtue de la robe qu’elle portait le soir de sa mort, l’esprit de la jeune fille hante la maison où elle a été assassinée. Malheur à quiconque ose s’aventurer en sa demeure : on n’en sort pas vivant. Ce qui devait être un travail de routine se solde par un désastre. De chasseur, il devient la proie. Anna, la fascinante Anna, est bien plus puissante qu’il ne le pensait. Pourtant, elle a choisi de l’épargner… Pourquoi ? Qu’est-ce qui la rend si différente des autres fantômes ? Et qu’est-ce qui le pousse à remettre sa vie en jeu pour tenter de la tuer – ou de lui parler à nouveau ?

Mon passage préféré : 

C’est quand même marrant, les fantômes. Même si de votre vivant vous étiez tout ce qu’il y a de plus normal, il suffit que vous mouriez dans des circonstances violentes pour devenir un putain de cinglé monomaniaque. Vous passerez l’éternité à faire une fixette sur ces deux secondes où tout a basculé, et qui vous ont enfermé à jamais dans un cercle vicieux de colère et de vengeance. Une seule chose vous obsède : le couteau qui vous a égorgé, la main qui vous a étranglé ; et vous n’avez qu’une envie, c’est de montrer ce que ça fait à ceux qui osent être encore en vie. L’avantage dans tout ça, c’est qu’un fantôme est prévisible. Encore faut-il connaître son histoire.

Mon avis : Pour ceux qui ne le savent pas encore, je ne suis pas une fan incontestée des fantômes. S’il y a une créature surnaturelle vers laquelle mon cœur balance plus volontiers, c’est bien le vampire. Mais cette histoire me promettait une romance impossible entre deux êtres que tout oppose et je ne pouvais donc pas passer à côté. D’autant plus que j’ai pioché ce titre dans ma PAL Jar pour le mois de novembre. Dans ces conditions, plus moyen de retarder cette lecture plus longtemps et vu le nombre d’années qu’Anna a passé dans ma Pile A Lire, je suis bien contente de l’en avoir sortie. Surtout que j’ai vraiment beaucoup aimé ma lecture. J’étais franchement sceptique au départ. Un humain et un fantôme, je ne voyais pas du tout comment leur relation allait pouvoir s’épanouir. Hypocrisie suprême de ma part puisqu’entre un vampire et une humaine, cela paraît tout autant impossible. L’attirance immédiate (avant même qu’il ne la rencontre) de Cas pour Anna, m’a pas mal troublée. D’ailleurs, l’auteur ne nous dévoile pas vraiment les raisons de ces sentiments si puissants. La relation qui se tisse entre ces deux personnages hauts en couleurs me donne terriblement envie de découvrir la suite. J’ai été parcourue de frissons d’effroi et de dégoût à plusieurs reprises mais le style de l’auteur m’a empêché de lâcher son roman avant de l’avoir terminé. Chaque fin de chapitre nous oblige à passer au suivant, sous peine de faire des cauchemars toute la nuit (surtout quand, comme moi, on lit principalement le soir, avant de se coucher). Si Cas est génial, Anna est incroyable. Les personnages secondaires sont attachants et j’ai hâte de tous les retrouver. Si j’ai passé un excellent moment, il me reste un petit goût d’inachevé et j’ai l’impression que certains éléments de l’histoire n’ont pas été assez approfondis. Il me manque des réponses. Peut-être Kendare Blake y répond-elle dans la suite et fin des aventures de cette Fille des cauchemars qui j’ai adoré rencontrer.

Note : 17/20

Ce livre en un mot : Flippant

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Your Name

Couverture Your name.

Titre Your Name

Auteur : Makoto Shinkai

Editeur : Pika, Roman

Prix :   14.95 €

Nombre de pages : 281

Quatrième de couverture : Taki est Mitsuha, et Mitsuha est Taki. Le lycéen tokyoïte et la jeune fille de la campagne échangent mystérieusement, à plusieurs reprises, leurs corps durant leur sommeil, et vivent chacun la vie de l’autre. Voici l’histoire de deux destins entremêlés qui défient l’espace et le temps, dans laquelle la tragédie se mêle à la romance…

Mon passage préféré : 

Objet : Note pour Taki : tabous absolus (première partie)
Cher Taki,
Il y a plusieurs choses que je t’interdis de faire.
Pour commencer :
Je t’interdis de prendre un bain.
Je ne veux pas que tu me voies nue ou que tu me touches.
Quand tu t’assois, ne reste pas les jambes écartées.
Ne cherche pas à approcher Tessie plus que nécessaire, Saya est la seule fille à laquelle il doit s’intéresser, ne va pas faire l’imbécile.
Et ne va pas t’approcher d’autres garçons non plus.
Ni des filles !

Objet : Note pour Mitsuha : les trucs interdits (version 5.0)
Je croyais que je t’avais dit de ne pas gaspiller l’argent en dépenses inutiles, quoi !
Interdit d’arriver en retard au lycée ou au travail. Depuis le temps, tu n’as pas encore appris le chemin par coeur ?
Débrouille-toi pour perdre ton accent.
J’ai l’impression que tu prends des bains en cachette, non ? Je sens comme une odeur de shampoing, le matin…
Ne va pas te coller à Tsukasa, il va se faire des idées, t’es nulle ou quoi ?
Et puis s’il te plaît, arrête tes familiarités avec Mlle Okudera, je t’en supplie.

Mon avis : Dans ma wishlist, j’avais ajouté il y a quelques mois les trois tomes de cette histoire, en version manga. La libraire qui a choisi mon livre pour ma première commande Kube (box littéraire très sympa qui vous propose une lecture en rapport avec vos envies du moment), a sélectionné Your name dans sa version roman. Si l’histoire m’intéressait toujours, j’avoue que le format ne m’attirait pas particulièrement. Et mes craintes ont été confirmées. A l’origine, cette œuvre est un film d’animation. Le réalisateur en a lui-même créé la novélisation (sur demande) et on peut très rapidement constater que ce n’est pas clairement pas dans ses habitudes. J’ai détesté le style ! L’auteur a simplement écrit son texte comme il l’aurait dit et mes yeux ont plusieurs fois été heurtés par la grammaire approximative de Makoto Shinkai. Evidemment, il peut aussi s’agir d’un problème de traduction mais j’ose espérer que personne chez Pika n’aurait toléré un tel massacre d’une œuvre dont l’histoire est si poétique. En effet, même si la tournure des phrases est un énorme point noir à mes yeux (et je tiens à signaler que n’ayant pas lu la version manga, je ne peux pas vous dire si c’est aussi mauvais au niveau du texte), l’aventure qui lie Mitsuha et Taki est sublime. La description des paysages aurait mérité d’être un peu approfondie mais les personnages sont bien définis et l’histoire tient debout. La couverture (pourtant assez claire) ne m’avait pas du tout préparée aux événements incroyables qui allaient survenir. Ce n’est qu’après avoir refermé mon livre que je me suis rendue compte de la justesse de cette illustration. Le mystère reste entier pendant plus de la moitié du récit et la révélation nous met une sacrée claque. Si je déplore son style littéraire, Makoto Shinkai a réussi à m’emporter dans son histoire et je n’ai plus qu’une envie : la découvrir dans sa version originale sortie en salles en décembre 2016.

Note : 15/20

Ce livre en un mot : Emouvant

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